Richard Bain déçu de sa place dans la salle d'audience

Richard Henry Bain... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Richard Henry Bain

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

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Richard Henry Bain était bien déçu, ce matin, d'être confiné dans le box des accusés pour son enquête préliminaire. Assurant lui-même sa défense pour l'attentat du Metropolis, l'homme de 62 ans s'attendait à s'asseoir à la table des avocats.

«Je suis avocat», a lancé celui qui est accusé de meurtre, de plusieurs tentatives de meurtre, d'incendie criminel et de possession d'armes prohibées.

«Êtes-vous reconnu par le Barreau?», a rétorqué sèchement le juge Pierre Labelle.

Le ton était donné. Le juge Labelle n'avait pas l'intention de laisser le champ libre aux envolées de M. Bain. Quand ce dernier amorçait un monologue sur la politique, la liberté ou le «Maroisgate», le juge le ramenait à l'ordre.

M. Bain se défend seul, car il dit qu'il n'a pas les moyens de payer un avocat. Il aimerait avoir l'aide d'un avocat, mais l'aide juridique a conclu qu'il n'est pas admissible en raison de ses revenus. L'homme, qui exploitait une petite pourvoirie à Labelle, est retraité.

Non-publication

Quoi qu'il en soit, ce matin, l'audience a commencé par une demande d'ordonnance de non-publication de la part de la procureure de la Couronne, Éliane Perreault. Habituellement, c'est la défense qui demande une telle ordonnance, mais M. Bain n'en veut pas. Il tient à ce que l'exercice soit public, position qui est partagée par les médias. Deux avocats mandatés par ces derniers, Mark Bantey et Éric Meunier, ont fait des représentations en ce sens ce matin.

« Alléluia, prions le seigneur, Dieu m'a envoyé ces gentlemen ! », a lancé M. Bain.

Me Perreault estime quant à elle qu'une ordonnance est nécessaire pour assurer l'impartialité du jury qui, éventuellement, aura à juger M. Bain.

Se disant incapable de décider sur-le-champ, le juge Labelle a reporté sa décision au 10 mai. Il a rendu une ordonnance de non-publication «temporaire» d'ici là.

La Couronne a ensuite commencé à faire défiler ses témoins. Bernard Ouellette, policier de la Sûreté du Québec spécialisé en reconstitution d'accidents, a témoigné. Richard Simoneau, technicien en scène de crimes, de la SQ, maintenant à la retraite, s'est ensuite avancé à la barre. L'exercice se poursuit cet après-midi.

L'enquête préliminaire de M. Bain se déroulera par à coups au cours des prochaines semaines. La Couronne a 33 témoins à faire entendre, soit des policiers, des civils et des experts.

M. Bain répète souvent que sa cause est «politique».

«Vous êtes accusé de meurtre», a rectifié le juge Labelle, jeudi.

Rappelons que les faits reprochés à M. Bain sont survenus le soir des élections du 4 septembre dernier, au Métropolis, où Pauline Marois et le Parti québécois célébraient leur victoire.

Un technicien de scène, Denis Blanchette a été abattu, tandis qu'un autre, Dave Courage, a été gravement blessé.

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