Un coureur piégé sur une piste cyclable de Longueuil

Que le geste ait été commis de façon... (Photo fournie par Vincent Lepage)

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Que le geste ait été commis de façon volontaire ou pas, Vincent Lepage espère à tout le moins que sa mésaventure serve à sensibiliser les usagers des parcs et du réseau cyclable de rester vigilants en tout temps, même s'ils sont dans un endroit en apparences sécuritaire.

Photo fournie par Vincent Lepage

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La course d'un entraineur personnel et de son client a pris une tournure inattendue, dimanche matin, à Longueuil, quand l'un d'eux a mis le pied sur un madrier avec des clous dissimulée par des herbes. Le coureur est persuadé que l'objet a été placé de façon délibérée, contrairement à ce qu'avance la police.

Vincent Lepage avait rejoint son client à la piste cyclable Marie-Victorin, vers 9 h. Les deux hommes couraient depuis une dizaine de minutes et approchaient de la passerelle Normandie quand ils ont remarqué des branches et des feuilles au milieu de la piste. 

« Il y avait de tas d'herbes et de mauvaises herbes. D'habitude j'aurais sauté par dessus. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pilé dessus. Ça s'est mis à bruler et j'ai fait demi-tour pour voir le tas de feuilles. En regardant plus près, j'ai vu des pics qui sortaient des mauvaises herbes », a raconté Vincent Lepage, qui dit avoir ainsi découvert une planche de bois traversée par de nombreuses vis.  L'une des tiges a percé sa semelle et l'a blessé au pied. L'entaille est somme toute superficielle ; il devrait guérir rapidement. 

« On en revenait juste pas ! On a regardé autour et on a trouvé une deuxième planche qui semblait avoir été tassée par quelqu'un avant nous. J'ai pris les deux planches et je suis allé au poste de police », a-t-il poursuivi. 

De simples débris ? 

Des agents du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) patrouillent les pistes cyclables et les parcs durant la saison estivale, aidés d'agents cadets. Quand la plainte a été déposée, dimanche, une ronde spéciale de vérification a été effectuée dans le secteur. Aucune autre planche n'a été trouvée. 

« Il y a un chantier de construction à proximité des lieux et il s'agit du seul cas semblable rapporté au SPAL. Donc, avec les informations qu'on détient, rien ne nous porte à croire qu'il s'agirait d'un acte délibéré », a soutenu Marie Beauvais, porte-parole pour le SPAL. 

Le coureur est sceptique : « C'est peut-être une planche de construction, car on voit des marques de mesures. Mais comment c'était placé, je ne veux pas contredire la police, mais mon jugement me dit que c'est délibéré. »

Que le geste ait été commis de façon volontaire ou pas, Vincent Lepage espère à tout le moins que sa mésaventure serve à sensibiliser les usagers des parcs et du réseau cyclable de rester vigilants en tout temps, même s'ils sont dans un endroit en apparences sécuritaire.

« Je pense que c'était destiné aux cyclistes pour causer des crevaisons ou des accidents. Mais ça aurait pu être un chien, ou pire, un enfant. Au final, moi, ce n'est pas si pire, mais si ça peut rappeler aux gens de faire attention aux choses qui pourraient paraître banales, comme feuilles, ça aura au moins servi à ça », évoque-t-il.




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