Coupables du meurtre de leur fils diabétique

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La victime, le jour de son quinzième anniversaire, trois mois avant sa mort.

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
CALGARY

La mort éprouvante d'un garçon diabétique qui était si maigre qu'il semblait momifié aurait pu être évitée si ses parents ne l'avaient pas isolé et négligé pendant des années, a tranché une juge albertaine, vendredi, qui a reconnu le couple coupable de meurtre prémédité.

Emil Radita, âgé de 60 ans, et Rodica Radita, âgée de 54 ans, ont tous deux été reconnus coupables du meurtre prémédité de leur fils de 15 ans, Alexandru.

L'adolescent, qui était l'un des huit enfants du couple, pesait moins de 17 kilogrammes lorsqu'il est décédé en 2013 de complications liées au diabète et à la malnutrition.

La juge Karen Horner a statué que les parents avaient délibérément isolé leur enfant de «quiconque aurait pu intervenir ou surveiller son traitement à l'insuline à part eux».

Le jeune homme est décédé de «malnutrition extrême», une condition physique qui s'est aggravée après «plusieurs mois, voire des années», a affirmé la juge.

En étant isolé ainsi, Alexandru était entièrement dépendant de ses parents, qui «savaient ce qu'ils faisaient» en ne lui donnant pas une quantité suffisante d'insuline, a-t-elle poursuivi.

«La preuve souligne que les Raditas étaient bien conscients de comment Alex était malade et ils ont tout de même refusé de le traiter pour sa condition médicale avec un protocole d'insuline et les soins médicaux adéquats», a-t-elle affirmé.

«Ils savaient qu'il mourait», a-t-elle soutenu.

L'homme et la femme sont restés inertes en recevant leur peine. Ils ont été condamnés à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Des témoins ont déclaré en cour que les parents refusaient d'accepter que Alexandru avait le diabète et qu'ils ne lui avaient pas fourni de traitements jusqu'à ce qu'il soit hospitalisé alors qu'il frôlait la mort en Colombie-Britannique, en 2013.

Des travailleurs sociaux britanno-colombiens se sont saisis du dossier en octobre 2013 et ont placé l'adolescent en famille d'accueil avant qu'il ne soit retourné à sa famille, qui a plus tard déménagé en Alberta.




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