Des heures au cellulaire en prison pour un évadé d'Orsainville

Serge Pomerleau... (Photo fournie par la SQ)

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Serge Pomerleau

Photo fournie par la SQ

Serge Pomerleau, l'un des trois évadés de la prison d'Orsainville, a utilisé plus de 4000 minutes de temps d'antenne d'un téléphone cellulaire qu'il avait caché dans sa cellule, sur une période d'à peine deux mois, l'automne dernier.

C'est ce qu'on apprend dans un jugement rendu hier par un juge de la Cour du Québec contre le père de Pomerleau, Philippe, 75 ans, accusé avec son fils dans une affaire d'entrave à la justice et reconnu coupable au palais de justice de Val-d'Or.

Dans la même cause, on apprend également que Serge Pomerleau, qui est accusé de trafic de stupéfiants, de meurtres et de gangstérisme depuis l'opération Écrevisse, menée en octobre 2010 en Abitibi, avait embauché d'anciens enquêteurs de la Ville de Montréal pour l'aider à préparer sa défense. Ceux-ci devaient vérifier les allégations de certains témoins de la Couronne dans ses différents procès.

Comme l'a rapporté La Presse mardi, Serge Pomerleau aurait tenté de compromettre d'importants témoins dans sa cause de meurtre en se servant de son père et d'une coaccusée, Christelle Larocque-Jackson.

Cette dernière devait enregistrer les témoins à leur insu avec un téléphone fourni et payé par Serge Pomerleau et son père. Elle était rémunérée 250$ pour chaque appel enregistré qui servirait à discréditer les témoins de la Couronne. Elle en aurait enregistré trois et aurait reçu au total 750$ des mains de Philippe Pomerleau.

Selon la preuve, Serge Pomerleau, à partir de sa cellule du Centre de détention Rivière-des-Prairies à Montréal, où lui et ses présumés complices se trouvaient à l'époque, dictait par texto les questions que la jeune femme devait poser.

Il avait ensuite accès aux conversations enregistrées par l'entremise de l'application Dropbox, téléchargée sur son appareil que lui avait fourni son père. Fait à noter, le jugement fait état de factures de téléphone qui semblent même avoir été trouvées dans sa cellule.

Dans son témoignage, pour lequel le juge Jean-François Dionne a cependant utilisé les mots «navrant, réponses douteuses, explications alambiquées et crédibilité nulle», Philippe Pomerleau affirme que la facture mensuelle de téléphone de son fils - qui était en prison, rappelons-le - dépassait les 400$ et qu'il lui parlait au moins quatre fois par semaine.




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