La police frappe les nouveaux Rock Machine

La SQ a démantelé trois cellules de trafic de... (Photo Archives La Presse)

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La SQ a démantelé trois cellules de trafic de stupéfiants, mardi, dont plusieurs membres des Rock Machine.

Photo Archives La Presse

Beaucoup moins visibles depuis quelques années, les Rock Machine sont toujours bien vivants, même s'ils n'ont plus l'envergure d'antan. Une opération policière menée hier par les enquêteurs de la Sûreté du Québec le démontre.

En début de matinée, les enquêteurs de la Division régionale des enquêtes de la Montérégie, aidés de leurs collègues de la MRC des Jardins-de-Napierville, ont effectué quatre perquisitions dans les municipalités de Saint-Rémi, Saint-Michel et Saint-Patrice-de-Sherrington et ont démantelé trois cellules de trafic de stupéfiants.

Treize personnes sur 15 visées ont été arrêtées, soit neuf hommes et quatre femmes. Trois d'entre elles seraient des membres des Rock Machine, d'après nos renseignements. L'un d'eux a comparu hier; Gilles Rondeau, 47 ans, un ancien du clan Palmer selon certaines sources, a été libéré sous caution. Rondeau, alias Bazou, avait été arrêté en juin 2002 dans l'opération Amigo, opération qui a vu la police de Montréal réduire à néant les Rock Machine, alors nommés les Bandidos.

Les policiers ont également saisi plusieurs sortes de drogues, dont plus de 1000 comprimés de méthamphétamine, au moins cinq armes prohibées, deux vestes pare-balles et plus de 4000$ en argent. D'après les informations obtenues, ces cellules, qui s'approvisionnaient en Ontario, auraient tenté de prendre le contrôle de la vente de stupéfiants à Saint-Rémi.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les Rock Machine ont toujours continué d'exister au Québec, malgré l'entrée de leurs membres les plus importants durant les années 2000 au sein des Hells Angels ou des Bandidos. Le groupe de motards n'a toutefois plus l'envergure qu'il avait à sa fondation, à la fin des années 80. Sa situation a de nouveau changé après une frappe policière qui a durement éprouvé les Rock Machine du Manitoba, dernière section du groupe qui était encore solide au Canada, en janvier dernier.

Apparition publique

En juillet 2011, l'apparition de plusieurs individus arborant des vestes des Rock Machine dans un populaire bar de danseuses du centre-ville de Montréal avait provoqué un certain émoi. Depuis, les policiers en ont observé sporadiquement dans les banlieues nord et sud de Montréal et dans des bars de la métropole. La semaine dernière, trois vestes aux couleurs des Rock Machine ont été découvertes au nord de Montréal et l'un des leurs, Mathieu Bellemare, a été arrêté et accusé dans une affaire de harcèlement criminel.

Sur Facebook, plusieurs individus sont photographiés arborant fièrement leur veste des Rock Machine, sur laquelle on peut lire les mots Canada ou Nomad. Fait à noter, l'un des individus arrêtés hier afficherait son appui aux Hells Angels, ce qui tend à montrer que les Rock Machine d'aujourd'hui ne sont plus ces ennemis jurés qui leur ont livré une guerre qui a fait 160 morts et blessés au Québec de 1994 à 2002.




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