Richard Henry Bain ne veut pas dévoiler ses pensées

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Richard Henry Bain

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(Montréal) Richard Henry Bain se dit apte à être jugé pour l'attentat mortel du Métropolis, mais la psychiatre qui l'a évalué n'en serait pas absolument certaine. Il lui manque un élément pour terminer son expertise: les pensées de M. Bain. Et celui-ci ne veut pas les dévoiler.

«C'est mon avocate qui m'a dit de ne pas parler des faits», a fait valoir l'accusé, vendredi, au cours d'une audience en dents de scie qui s'est terminée par une autre remise. Toutes les parties avaient en main le rapport de la psychiatre, qui était rédigé en anglais, comme l'avait exigé l'accusé la semaine dernière. Il y avait même un ajout pour expliquer une partie plus ambiguë du rapport.

Le juge, la Couronne et même l'accusé étaient disposés à se contenter de ce rapport et à procéder. Mais Me Elfride Duclervil, qui représente M. Bain, tenait absolument à faire témoigner la psychiatre, Chantal Bouchard. Cette dernière avait apparemment reçu une citation à comparaître, mais elle était absente. Après vérification, elle n'a pu se présenter, car elle était malade. L'audience a été reportée à lundi.

Pas de mandat de représentation

Me Elfride Duclervil était visiblement mal à l'aise, vendredi, et elle a répété avec insistance au juge Jean-Paul Braun qu'elle n'avait «pas le mandat de représenter» l'accusé. L'avocate est une employée de l'aide juridique, et M. Bain a été jugé non admissible à ce service de l'État, en raison de sa situation financière. Le retraité de 62 ans, qui exploitait une petite pourvoirie à La Conception, se dit sans le sou.

L'aptitude de M. Bain n'a pas encore été établie, mais manifestement, l'homme ne perd pas le fil. Vendredi, à la fin de la séance, il a demandé à ravoir des documents qui lui ont été saisis, afin qu'il puisse faire sa déclaration de revenus. Il voudrait aussi ravoir son camion et récupérer des bijoux et de l'or.

Rappelons que M. Bain est accusé, entre autres, du meurtre prémédité du technicien de scène Denis Blanchette, de trois tentatives de meurtre et d'incendie criminel. Les faits reprochés se sont produits le 4 septembre, au Métropolis, pendant que le Parti québécois célébrait sa victoire aux élections.

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