Infestation de moisissures et de champignons à la prison de Sorel

Les inspecteurs de la CNESST qui ont inspecté la... (photo angel franco, archives the new york times)

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Les inspecteurs de la CNESST qui ont inspecté la cafétéria, la cuisine et la laverie de la prison de Sorel au cours des tout derniers mois tirent des constats peu ragoûtants : « taches jaunâtres sur plusieurs tuiles acoustiques du plafond de la cafétéria », pièges à insectes garnis de cadavres et empoussiérés, ainsi que pattes de comptoirs « encrassées » étaient au menu, entre autres.

photo angel franco, archives the new york times

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La prison de Sorel a été gravement infestée par des moisissures et des champignons après une série de dégâts d'eau, révèlent des rapports de santé et sécurité obtenus par La Presse au moyen de la Loi sur l'accès à l'information.

La situation était si grave qu'elle pouvait affecter la santé des travailleurs, notamment par des troubles respiratoires.

Les inspecteurs de la CNESST (ex-CSST) qui ont inspecté la cafétéria, la cuisine et la laverie du bâtiment au cours des tout derniers mois tirent des constats peu ragoûtants : « taches jaunâtres sur plusieurs tuiles acoustiques du plafond de la cafétéria », pièges à insectes garnis de cadavres et empoussiérés, ainsi que pattes de comptoirs « encrassées » étaient au menu, entre autres.

« La cafétéria mise à la disposition des travailleurs n'est pas entretenue dans des conditions hygiéniques », tranchent les rapports, qui datent d'avril et de mai derniers.

LA MAJORITÉ DES ÉCHANTILLONS

Sur 25 échantillons pris sur des surfaces de ces pièces, 18 présentaient des moisissures. Pour cinq autres, « la présence de moisissures n'a pu être détectée, car la présence de bactéries et de levures en grande quantité rendait très difficile l'isolement des moisissures par le laboratoire », expliquent les documents.

La présence de poubelles à proximité d'une prise d'air répandait aussi une odeur « nauséabonde » dans la cuisine.

« Plusieurs situations décrites précédemment peuvent entraîner des effets à la santé, notamment chez les travailleurs de la cuisine (ex. : symptômes respiratoires, irritations, maux de tête et allergies) », ont écrit les inspecteurs Marie-Claude Maheu et Michel Charbonneau.

L'intervention des inspecteurs a été motivée par une plainte « au sujet de la qualité de l'air déficiente dans la cuisine et de la possibilité d'y retrouver des moisissures ».

« LES CORRECTIFS ONT ÉTÉ APPORTÉS »

Hier, la porte-parole de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a indiqué que les inspecteurs venaient tout juste de retourner à la prison de Sorel et que la situation s'était améliorée. « Les correctifs ont été apportés », a indiqué Héloïse Bernier Leduc.

Du côté du ministère de la Sécurité publique, responsable des établissements de détention du Québec, on assure avoir pris le problème au sérieux.

« Les autorités de l'Établissement de détention de Sorel, en collaboration avec une conseillère en santé et sécurité au travail du Ministère de la Sécurité publique, ont effectué un suivi rigoureux des démarches entreprises afin d'apporter les correctifs nécessaires », a indiqué la relationniste Louise Quintin par courriel.

« Rappelons qu'un nouvel établissement de détention est présentement en construction à Sorel-Tracy et permettra, notamment, de pallier la situation actuelle », a ajouté le Ministère.

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