Un enquêteur du SPVM poursuit son employeur pour un demi-million

Le sergent-détective Roger Larivière reproche à son employeur... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHVES LA PRESSE)

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Le sergent-détective Roger Larivière reproche à son employeur de s'être rangé du côté de son ex-conjointe dans une affaire de violence conjugale, et d'avoir ainsi freiné ses aspirations professionnelles.

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Un sergent-détective du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) intente une poursuite d'un demi-million contre le corps policier pour lequel il travaille depuis près de 30 ans.

Le sergent-détective Roger Larivière - toujours employé du SPVM - allègue que son employeur a violé ses droits et libertés en procédant à des « perquisitions illégales » à sa résidence. Il reproche également à son employeur de lui avoir « illégalement » refusé une promotion.

Tout cela lui a causé des « dommages importants » évalués à 500 000 $, peut-on lire dans la poursuite civile déposée devant la Cour supérieure le 1er mai au palais de justice de Montréal.

Depuis plusieurs années, cet enquêteur à la division des fraudes financières demandait à son employeur de le promouvoir au poste de commandant. Comme le policier faisait face à des accusations criminelles liées à une plainte de violence conjugale déposée par son ancienne conjointe - aussi policière au SPVM - , la promotion lui a été refusée.

Au terme d'un procès, le sergent-détective a été acquitté des accusations portées contre lui. Or même après avoir été blanchi, il s'est vu refuser la promotion, déplore-t-il dans sa poursuite.

Le policier reproche à son employeur de s'être rangé du côté de son ex-conjointe et d'avoir voulu « étouffer l'affaire pour éviter qu'elle ne fasse les manchettes ».

Mis en filature

En octobre dernier, le sergent-détective a rencontré l'analyste en affaires policières dans les médias Stéphane Berthomet pour lui raconter son histoire, décrit-il dans la poursuite.

Des confrères de M. Larivière ont été témoins de la rencontre et en auraient conclu - toujours selon le document judiciaire - que le policier livrait des informations confidentielles à M. Berthomet. « Ce qui est tout à fait faux », écrit le sergent-détective.

M. Larivière affirme que des enquêteurs l'ont ensuite mis sur écoute, en plus de le prendre en filature. Des ordinateurs et des clés USB ont également été saisis chez lui, révèle-t-il dans sa poursuite.

Selon nos informations, le SPVM a effectivement ouvert une enquête criminelle visant le sergent-détective. Il est soupçonné d'abus de confiance. Le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, a refusé de confirmer ces informations, hier.

Le SPVM a également refusé de commenter l'affaire, puisqu'elle se trouve devant les tribunaux.

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