Un syndicat réclame un Bureau de l'ingénieur général de Montréal

Après l'Inspecteur général pour lutter contre la collusion et la corruption, la... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Après l'Inspecteur général pour lutter contre la collusion et la corruption, la métropole doit se doter d'un Ingénieur général afin de mieux surveiller le déroulement des travaux d'infrastructures, réclame le syndicat des scientifiques de la Ville de Montréal.

Alors que les projets de génie se multiplient sur l'île, le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal a présenté ce matin une série de demandes dans le cadre de la campagne à la mairie de la métropole. Soulignant que les investissements en infrastructures frôlent désormais les 2 milliards par année, le groupe qui représente principalement des ingénieurs réclame une amélioration de la surveillance de ceux-ci en créant un poste d'Ingénieur général.

Disposant d'un pouvoir d'enquête indépendant, l'Ingénieur général pourrait évaluer les pratiques de la Ville, les techniques utilisées et la planification des chantiers. Celui-cil serait notamment appelé à estimer la facture des grands projets, comme l'aménagement d'une ligne de métro ou la construction d'un nouvel amphithéâtre, a évoqué le président du Syndicat, André Émond.

Le chef syndical estime que le travail de l'Ingénieur général se distinguerait de l'Inspecteur général dont le mandat se limite à superviser l'octroi des contrats. 

Au-delà d'un Ingénieur général, le syndicat réclame aussi un renforcement de l'expertise interne. André Émond espère voir les candidats à la mairie s'engager à améliorer les conditions de travail de ses membres pour attirer et garder davantage d'ingénieurs.

«Plus il y a d'expertise interne, plus on diminue les dérives potentielles», dit le chef syndical.

Le Syndicat demande la création d'un groupe de recherche sur la gestion des projets. Celui-ci pourrait notamment faire des recommandations pour améliorer les travaux réalisés en hiver, ces conditions rigoureuses contribuant souvent à faire exploser les coûts de chantiers.

Le Syndicat a dit faire cette sortie pour «cesser d'être un témoin silencieux dans l'espoir d'améliorer la ville et mieux servir les citoyens».

«Honnêtement, j'ai trouvé ça intéressant. Dans la perspective où on peut avoir une capacité de vérification en amont. Vérifier les systèmes, je trouve ça très intéressant. (...) Ça me plaît», a réagi Denis Coderre à la proposition du syndicat, affirmant être prêt à examiner la chose, qui ne devrait toutefois pas alourdir le processus menant à la réalisation des travaux. 

Sa rivale à la mairie a aussi jugé «intéressante» l'idée. «Ça rejoint les préoccupations maintes fois exprimées par Projet Montréal depuis le début de la campagne. [...] Projet Montréal est le seul parti à avoir mis de l'avant des propositions concrètes visant à assurer une meilleure qualité des travaux ainsi que le respect des budgets et des échéanciers. Une administration Valérie Plante permettra enfin aux Montréalais d'en avoir plus pour leur argent», a indiqué Marc-André Viau, porte-parole de l'aspirante mairesse.

- Avec la collaboration de David Santerre




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