Lac Érié: l'Ohio légifère en vue de contrer une algue toxique

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Ces changements législatifs, les premiers faits par l'État depuis qu'une toxine a contaminé l'eau potable de plus de 400 000 habitants du nord-ouest de l'Ohio et du sud-est du Michigan en août dernier.

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John Seewer
Associated Press
TOLEDO, Ohio

La plus récente tentative de contrôler l'algue toxique qui pousse dans le lac Érié et qui a contaminé l'an dernier l'un des plus grands systèmes d'eau potable de l'Ohio va permettre de mettre fin à une pratique dont les environnementalistes se plaignent depuis des années. Reste à savoir si cela fera une grande différence, mais il faudra attendre au moins quelques années pour statuer sur la question.

Les conditions qui permettent à cette algue toxique de pousser sont le résultat d'un ensemble de problèmes qui ont été imputés aux fermiers, aux changements météorologiques, aux systèmes vieillissants de traitement des eaux usées, aux fuites de fosses septiques et aux autres espèces invasives présentes dans le lac.

L'Assemblée législative de l'Ohio a approuvé la semaine dernière l'interdiction aux fermiers du nord-ouest de l'État d'étendre du fumier sur leurs champs gelés ou détrempés par la pluie et la fin du déversement de sédiments de dragage dans le lac Érié d'ici cinq ans.

Ces changements législatifs, les premiers faits par l'État depuis qu'une toxine a contaminé l'eau potable de plus de 400 000 habitants du nord-ouest de l'Ohio et du sud-est du Michigan en août dernier, proposent également plus de tests du ruissellement des terres agricoles et des installations de traitement des eaux usées.

Un nouveau coordonnateur d'État sera aussi nommé pour superviser le suivi, le traitement et les tests effectués sur l'algue toxique.

Les partisans de ces mesures affirment toutefois qu'il n'est pas possible d'en prédire le résultat final.

«Nous savons que c'est significatif. Mais avant que vous puissiez me dire quelles sont les températures, la direction du vent et les résultats des averses, il est impossible de savoir quels impacts cela pourra avoir sur le lac», a déclaré le sénateur du nord-ouest de l'État, Randy Gardner.

Même si une grande part du phosphore qui permet à l'algue de pousser dans le lac Érié provient de l'Ohio, il y entre également à l'extrémité ouest par la rivière Detroit et provient de terres agricoles de l'Indiana voisin et du sud du Canada.

«Tant que nous ne convaincrons pas nos amis de l'Indiana, du Michigan et du Canada de s'attaquer à ce problème d'une façon semblable à la nôtre, nous allons continuer à en ressentir les effets. Mais nous essayons de faire notre part», a souligné le président du Sénat de l'Ohio, Keith Faber.

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