Les commissions scolaires anglophones expriment leurs craintes

L'école John-F. Kennedy.... (Photo: Alain Roberge, La Presse (Archives))

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L'école John-F. Kennedy.

Photo: Alain Roberge, La Presse (Archives)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Les commissions scolaires anglophones craignent les bouleversements que proposent la Coalition avenir Québec et le Parti québécois, mais elles ne vont pas jusqu'à suggérer aux parents de voter pour le Parti libéral.

«Ce n'est pas dans notre mandat de dire aux gens comment voter», a répondu jeudi le président de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David C. D'Aoust, au cours d'une conférence de presse à Montréal.

Mais l'association des commissions scolaires anglophones nourrit certainement des craintes envers les plateformes électorales de la CAQ et du PQ.

Par exemple, elle craint l'engagement de la Coalition avenir Québec d'abolir les commissions scolaires, ce qui toucherait évidemment les neuf commissions scolaires anglophones du Québec.

Elle dénonce aussi l'engagement du Parti québécois d'appliquer la Charte de la langue française non seulement aux cégeps, mais aussi aux écoles de formation professionnelle et à l'éducation des adultes.

Selon M. D'Aoust, les commissions scolaires anglophones pourraient ainsi perdre jusqu'à 5000 des 10 000 élèves inscrits à ces cours pour adultes.

«Ils ne viennent pas toujours chez nous à cause de la langue. On offre des programmes techniques assez précis et ponctuels, qui sont de bonne qualité», a dit M. D'Aoust.

L'association critique également le gouvernement libéral de Jean Charest, auquel elle reproche d'avoir réduit le budget de l'école publique de 150 millions tout en «soutenant que cette insuffisance budgétaire n'aurait aucun impact sur les élèves en classe».

«Les commissions scolaires ont subi des réductions budgétaires catastrophiques depuis 10 ans», soutient M. D'Aoust, qui requiert de tous les chefs politiques un engagement ferme envers le financement de l'école publique.

«Tout ce qu'on dit, c'est que, en ce qui concerne l'éducation publique, à l'heure actuelle, les gens, les parents ont droit à une réponse claire et nette sur les questions que nous avons déjà formulées», a-t-il conclu.




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