À une semaine du scrutin, les conservateurs se concentrent sur le terrain

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Le chef du Parti conservateur et premier ministre sortant, Stephen Harper

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Toronto

Afin de s'assurer la mainmise sur le pouvoir, la stratégie de Stephen Harper consiste à convaincre les Canadiens de garder la mainmise sur leur portefeuille.

Mais alors que ses adversaires ont décidé d'accélérer la cadence à l'occasion de la dernière semaine de campagne, le chef conservateur a choisi de s'en tenir à un seul événement important par jour, événement qui se déroule souvent dans des entrepôts obscurs en présence d'une foule comptant moins de 200 personnes, dont la plupart sont liées à l'hôte ou au candidat local.

Dès le départ, la campagne conservatrice a annoncé qu'elle se concentrerait sur le travail de terrain dans les 338 circonscriptions du pays plutôt que sur les grands rassemblements couverts par les médias nationaux.

Même après plus de deux mois, les conservateurs demeurent fidèles à ce principe, comme l'a indiqué leur porte-parole, Kory Teneycke, mardi.

«En ce moment, notre priorité est de travailler sur le terrain et de repérer les électeurs qui nous sont favorables», a affirmé M. Teneycke.

Un rassemblement est prévu mardi soir à London, en Ontario, et les organisateurs espèrent que les participants seront nombreux à venir manifester leur soutien aux candidats conservateurs de la région.

Selon l'adage électoral, en dépit de tous les efforts que les candidats peuvent fournir, ils ne sont souvent responsables que de 10 à 15 pour cent des voix récoltées, le reste dépendant de l'énergie déployée par leur chef durant sa tournée nationale.

L'événement de mardi matin s'est déroulé dans la circonscription d'Etobicoke-Lakeshore, un lieu hautement symbolique puisque c'est là que l'ancien leader libéral Michael Ignatieff a été battu en 2011, défaite qui a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de son parti cette année-là.

Le thème retenu par les conservateurs: les dangers encourus par les petites entreprises sous un gouvernement libéral. M. Harper s'est attardé sur le cas du propriétaire d'une pizzéria et a expliqué les préjudices que subirait la compagnie en raison des changements au Régime des pensions du Canada et aux cotisations d'assurance-emploi promis par le Parti libéral.

La philosophie libérale peut se résumer en une seule phrase, a déclaré le leader conservateur: «Vous le gagnez, ils le prennent et ils le dépensent.»

L'assistance était clairement d'accord avec le message, mais aussi excitée par la présence de deux partisans très connus: l'ancien maire de Toronto Rob Ford et son frère Doug.

Le fait que les deux frères, présentés comme «deux formidables fils d'Etobicoke Centre», aient accepté de prendre part à l'événement de mardi a été interprété par la campagne conservatrice comme la preuve que le parti bénéficiait du large soutien des membres de la «Ford Nation» de la région torontoise.

Doug Ford a assuré que Stephen Harper aurait pu remplir un aréna s'il l'avait voulu, mais que c'était le message qui comptait et non la taille du rassemblement.

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