Une inclusion pour tous les élèves, plaide le Conseil supérieur de l'éducation

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Dans un avis publié aujourd'hui, le Conseil recommande au gouvernement du Québec de rehausser le financement de base des écoles pour que l'inclusion des élèves se fasse à grande échelle dans le système scolaire.

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L'inclusion de tous les élèves dans le système scolaire québécois a beau être portée par plusieurs voix, certains milieux doivent composer avec des élèves vulnérables au point où on approche du «point de bascule», prévient le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), qui appelle à une approche plus large de l'inclusion.

Dans un avis publié aujourd'hui, le Conseil recommande au gouvernement du Québec de rehausser le financement de base des écoles pour que l'inclusion des élèves se fasse à grande échelle dans le système scolaire.

«Il y a surreprésentation des élèves vulnérables dans la classe ordinaire, on approche d'un point de rupture qui risque de faire reculer le système québécois», dit Lucie Bouchard, présidente par intérim du Conseil.

Ce point de bascule, explique le CSE, survient quand les élèves performants ne sont plus en assez grand nombre dans une classe pour «tirer tout le monde vers le haut».

«Les écoles qui montrent une ouverture à la diversité et qui développent des pratiques efficaces pour mieux s'adapter aux besoins des élèves (...) voient augmenter, d'année en année, la proportion de parents ayant des enfants avec des besoins particuliers qui se tournent vers elles. Certaines familles vont même jusqu'à déménager aux abords d'une école pour s'assurer de pouvoir y envoyer leurs enfants», lit-on dans l'avis du CSE titré «Pour une école riche de tous ses élèves».

Le Conseil supérieur de l'éducation demande donc au ministre de s'attaquer à certains enjeux systémiques qui nuisent à l'inclusion, par exemple la mixité sociale en milieu scolaire et le mode de financement des élèves handicapés.

Voir au-delà de la «cote»

Le Conseil supérieur de l'éducation se penche dans son avis sur la «médicalisation des difficultés scolaires». En attribuant une catégorie, ou une cote, aux difficultés des élèves, certains jeunes qui n'ont pas de troubles apparents passent «sous le radar», explique Lucie Bouchard. «Le système a de la difficulté à s'affranchir de ça», note-t-elle.

«Faute de ressources suffisantes au sein du réseau de l'éducation, on assiste au développement d'un "marché" des difficultés scolaires, non seulement pour l'établissement du diagnostic, mais aussi pour l'offre des séances de remédiation qui s'ensuivent», lit-on dans l'avis du Conseil.

Pourtant, lorsque les mesures inclusives sont appliquées à tous, elles peuvent profiter à plusieurs élèves à la fois. Le CSE propose donc d'adapter les pratiques inclusives a priori plutôt que de «répondre au cas par cas».

«Pensons aux rampes d'accès dans les écoles : elles sont conçues pour les élèves handicapés, mais plusieurs peuvent en profiter, comme par exemple les personnes âgées ou encore quelqu'un en béquille», illustre Lucie Bouchard.

Rappelons que le Conseil supérieur de l'éducation du Québec est un organisme gouvernemental autonome, qui a pour mandat de conseiller le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et la ministre responsable de l'Enseignement supérieur sur toute question relative à l'éducation.




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