Vétusté des écoles: Québec appelé à investir davantage

« C'est un problème récurrent et qui, malheureusement,... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

« C'est un problème récurrent et qui, malheureusement, s'inscrit dans une logique où il y a une absence de volonté gouvernementale pour mettre les bouchées doubles », a dénoncé le député péquiste Alexandre Cloutier.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(QUÉBEC) Le gouvernement Couillard doit consacrer plus d'argent à la mise à niveau des écoles québécoises et alléger la lourdeur bureaucratique qui ralentit l'approbation des projets, ont affirmé les partis de l'opposition mardi.

Des centaines d'écoles à la grandeur du Québec sont dans un état de vétusté avancé, selon un document rendu public par le ministère de l'Éducation, et dont La Presse a fait état.

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec lancent tous deux la pierre au gouvernement Couillard, qu'ils tiennent responsable de la dégradation des infrastructures scolaires.

« C'est un problème récurrent et qui, malheureusement, s'inscrit dans une logique où il y a une absence de volonté gouvernementale pour mettre les bouchées doubles », a dénoncé le député péquiste Alexandre Cloutier.

Citant le Plan québécois des infrastructures, il affirme que le gouvernement avait prévu des investissements de 778 millions pour le maintien des actifs du réseau scolaire en 2014-2015. Or, moins de la moitié de cette somme, 307 millions, a effectivement été dépensée cette année-là.

Cela prouve que la lenteur du processus administratif plombe les efforts de mise à niveau des écoles, selon M. Cloutier.

« On annonce des sommes et finalement, on ne les dépense pas. Comment se fait-il qu'on ne les dépense pas ? C'est ça la question. Il est où le pilote dans l'avion ? Il est où le leadership ? Comment justifie-t-on que l'argent n'est pas dépensé alors que les besoins sont criants ? » a dénoncé  le député.

Le député caquiste Jean-François Roberge a abondé dans le même sens. Selon lui, le document publié par Québec la semaine dernière prouve que le problème de vétusté des écoles ne se limite pas à Montréal.

« On a du 'D' et du 'E' à la grandeur du Québec, a déploré M. Roberge. La preuve n'est plus à faire, le vrai responsable, c'est le gouvernement libéral qui est là depuis pratiquement 13 ans et qui n'a pas financé de manière adéquate les infrastructures. »

La CAQ propose d'investir « massivement » pour mettre à niveau les infrastructures scolaires. Le parti propose de consacrer 3,5 milliards à cette fin s'il forme le gouvernement.

Une priorité pour Proulx

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a toujours maintenu que la mise à niveau des infrastructures scolaires est une priorité. Il a débloqué 367 millions avril dernier pour moderniser les écoles, dont 22% a été consacré à la Commission scolaire de Montréal. Il a annoncé 553 millions en août pour agrandir les écoles.

M. Proulx prévoit effectuer de nouvelles annonces dans les prochains mois, notamment la programmation de la saison des travaux pour l'été 2017. Son cabinet indique que les investissements totaliseront 1,5 milliard lorsqu'on tient compte des annonces de l'an dernier, ce qui signifie que les annonces à venir pourraient totaliser environ 580 millions.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer