L'Université de Montréal retire ses publicités du site Breitbart News

La porte-parole de l'Université de Montréal, Geneviève Omeara,... (André Pichette, archives La Presse)

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La porte-parole de l'Université de Montréal, Geneviève Omeara, a expliqué que ce n'était pas l'établissement qui avait décidé d'acheter de la publicité sur le site, mais qu'il s'agissait plutôt de publicités programmées qui étaient placées automatiquement sur certains sites. L'université a depuis pris des précautions pour que cela ne se reproduise plus.

André Pichette, archives La Presse

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Geordon Omand
La Presse Canadienne
Vancouver

Deux universités canadiennes, dont l'Université de Montréal, font partie des organisations qui ont retiré des publicités d'un site de nouvelles ultraconservateur anciennement dirigé par un haut conseiller du président américain, Donald Trump.

Cette décision s'inscrit dans une campagne menée par Sleeping Giants, un groupe militant américain, qui vise à limiter les fonds publicitaires versés à Breitbart News, un média d'extrême droite qui a essuyé son lot de critiques pendant la course présidentielle de 2016.

L'Université de Montréal et l'Université de la Colombie-Britannique ont retiré leurs publicités au cours des dernières semaines après avoir appris que leur matériel promotionnel apparaissait sur le site.

La porte-parole de l'Université de Montréal, Geneviève Omeara, a expliqué que ce n'était pas l'établissement qui avait décidé d'acheter de la publicité sur le site, mais qu'il s'agissait plutôt de publicités programmées qui étaient placées automatiquement sur certains sites. L'université a depuis pris des précautions pour que cela ne se reproduise plus.

Susan Danard, de l'Université de la Colombie-Britannique, a indiqué que la politique de marketing de l'établissement excluait normalement les sites de politique extrêmes, mais que son agence de publicité avait, par inadvertance, inclus Breitbart pour promouvoir sa nouvelle piscine.

Steve Bannon, un ancien dirigeant de Breitbart News devenu conseiller politique de Donald Trump, a présenté le site comme un défenseur des droits de la soi-disant droite alternative, un dérivé américain du conservatisme combinant des éléments du racisme, du nationalisme blanc et du populisme.

Breitbart a encouragé un boycottage des produits Kellogg's, le mois dernier, après que le fabricant de céréales eut annoncé qu'il ne placerait plus de publicités sur le site, citant ses « valeurs » pour expliquer sa décision. Breitbart a lancé que la décision de Kellogg's représentait « une censure économique du discours politique conservateur populaire ».

Sleeping Giants affirme que jusqu'à maintenant, 750 annonceurs à travers le monde, dont certains au Canada, ont retiré Breitbart de leur planification médiatique.




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