Formation professionnelle: une entente internationale unique pour l'ITHQ

L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec souhaite... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Agrandir

L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec souhaite offrir des diplômes universitaires de premier cycle, mais pour ce faire, une loi devra être adoptée à Québec.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Liza Frulla n'a pas perdu de temps à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ).

Un an après son arrivée à la direction de l'établissement, la table est déjà dressée. Et l'ex-ministre fédérale et provinciale y présente un menu pour grandes occasions.

Pour débuter, une entente unique, signée aujourd'hui à Montréal, avec l'École hôtelière de La Haye, aux Pays-Bas.

Le tout suivi, la semaine prochaine à La Havane, d'un accord de formation avec Cuba.

Et, pour conclure, l'intention d'offrir des diplômes universitaires à l'ITHQ. Après, bien sûr, le dépôt, puis l'adoption, d'un projet de loi à l'Assemblée nationale.

HOTELSCHOOL THE HAGUE

Susanne Stolte est de passage à Montréal. Elle est présidente du conseil de l'École hôtelière de La Haye.

Cet établissement européen de grande renommée a été fondé en 1929. Il tire sa notoriété de ses hauts standards de formation professionnelle, explique Mme Frulla.

Les deux dirigeantes signeront, aujourd'hui en matinée, une entente « unique au monde » dans ce domaine, selon la directrice générale.

Les deux écoles uniront leurs savoir-faire pour offrir un programme de hautes études en gestion hôtelière internationale (HEGHI).

Pour obtenir leur diplôme de maîtrise, les étudiants québécois et internationaux devront réussir un programme de trois ans. Les deux premières années seront faites à l'ITHQ de Montréal, et la troisième, à La Haye.

«Tout le monde en profitera. Nous allons apprendre de la façon de faire européenne et eux, de notre approche nord-américaine.»

Liza Frulla,
directrice générale de l'ITHQ

Cette formation de haut niveau permettra aux diplômés de se joindre aux grands hôtels prestigieux. Pensons aux Ritz et aux Bristol de la planète.

« Cette entente est très valorisante pour l'ITHQ, dit Mme Frulla. C'est la preuve que nos programmes sont d'un niveau tel qu'ils sont considérés dans l'apprentissage d'une maîtrise par une grande école internationale. »

FORMACIÓN EN HOSTELERÍA

Autre volet à l'international, Liza Frulla s'envolera jeudi vers La Havane.

La semaine prochaine, elle participera à la mission commerciale du gouvernement du Québec, pilotée par le premier ministre Couillard.

Le 13 septembre, elle signera un protocole d'entente avec les écoles de formation cubaines (Formatur) et Turismo Cubano (Mintur).

Depuis un an, l'ITHQ travaille en étroite collaboration avec plusieurs intervenants pour inventorier les besoins. Parmi eux : le gouvernement cubain, des diplomates, des écoles d'hôtellerie, des hôtels et des transporteurs aériens.

L'initiative profite aussi de l'appui de Christine St-Pierre, ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie.

L'ITHQ offrira une formation hôtelière. Elle accompagnera aussi l'élaboration de la nouvelle cuisine cubaine à partir de recettes traditionnelles.

Des échanges d'expertise et de main-d'oeuvre sont prévus entre les deux pays. « Nous sommes emballés par cette collaboration avec Cuba », dit Mme Frulla. 

DIPLÔMES UNIVERSITAIRES

Forte de ces reconnaissances internationales, l'ITHQ souhaite plus que jamais offrir des diplômes universitaires de premier cycle.

« On veut attribuer des bacs, dit Mme Frulla. C'est justifiable. On peut formuler des cours de niveau universitaire, comme on le fait avec l'UQAM, mais on ne peut pas donner de diplômes de façon autonome. »

Elle précise que les grandes écoles internationales d'hôtellerie, à La Haye, à Bologne et à Lausanne, offrent des baccalauréats et des maîtrises.

« Il y a une incongruité, dit-elle. Nous avons les compétences de participer au programme de maîtrise de La Haye, mais on est incapables de décerner nous-mêmes des bacs. »

La directrice générale voit toutefois la lumière au bout du tunnel. Car la ministre québécoise Hélène David, responsable de l'Enseignement supérieur, et son équipe de fonctionnaires participent activement à régler ce dossier qui traîne depuis 10 ans. 

Liza Frulla souhaite que le gouvernement adopte le projet de loi pour modifier le statut légal de l'ITHQ. Idéalement, à la session d'automne.

Son objectif : donner plus de flexibilité à l'établissement d'enseignement, comme c'est le cas, par exemple, pour l'École de technologie supérieure.

« Si on veut être top niveau au Canada, il faut être capable de se rendre là, dit-elle. Sinon, on va reculer. Ce qui est en jeu, c'est la pérennité de l'institution et la justice pour nos élèves. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer