Les DPJ-DP dénoncent les mauvais traitements psychologiques contre les enfants

Les mauvais traitements psychologiques sont un fléau dont il est encore trop... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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La Presse Canadienne

Les mauvais traitements psychologiques sont un fléau dont il est encore trop peu question en dépit de leurs effets dévastateurs sur les enfants qui les subissent, affirment les directeurs de la protection de la jeunesse et les directeurs provinciaux (DPJ-DP).

Les DPJ-DP ont profité de la présentation de leur 13e Bilan annuel, mardi, pour sensibiliser la population à ce « mal silencieux », qui fait l'objet d'un nombre croissant de signalements depuis 2008.

Dans un communiqué, les DPJ-DP ont rappelé que les mauvais traitements psychologiques étaient officiellement considérés comme des motifs pouvant compromettre la sécurité et le développement des enfants depuis la révision de la Loi sur la protection de la jeunesse en 2006.

Ils ont expliqué que les mauvais traitements psychologiques pouvaient toucher directement les enfants, sous forme d'indifférence, de dénigrement, de rejet affectif, de menaces ou d'exploitation de la part des parents, ou indirectement, notamment dans le cas d'une séparation houleuse ou de violence conjugale.

Les DPJ-DP ont souligné que ce problème pouvait survenir dans n'importe quelle famille, et ce, peu importe la classe sociale à laquelle elle appartient ou le niveau de scolarisation des parents.

Ils ont prévenu que ce type de maltraitance avait des répercussions sur le plan affectif, social, cognitif et physique pouvant se traduire par de l'anxiété, des symptômes dépressifs importants, des troubles d'attention, des difficultés scolaires et des troubles de comportement sérieux chez les enfants visés.

D'après le communiqué, 87 800 situations ont été signalées aux DPJ-DP en 2015-2016, soit une hausse de 1,1 pour cent.

Sur ce lot, 34 911 signalements ont été retenus, dont 5492 portant sur des situations de mauvais traitements psychologiques. Il s'agit d'une hausse de trois pour cent depuis 2008.

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