Offensive contre l'école buissonnière à la CSDM

Les absences d'élèves pour une période de plusieurs... (photo sarah mongeau-birkett, archives la presse)

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Les absences d'élèves pour une période de plusieurs semaines surviennent souvent en juin ou en septembre. Or, en juin, cela fait en sorte que les élèves ratent des examens du Ministère. Et en septembre, il est difficile pour les commissions scolaires de planifier leurs groupes et de s'assurer du respect des ratios quand elles sont carrément sans nouvelles de certains enfants.

photo sarah mongeau-birkett, archives la presse

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Louise Leduc
La Presse

L'école buissonnière et les longs voyages en pleine année scolaire, c'est assez. Diverses directions d'écoles de la Commission scolaire de Montréal ont interpellé ces derniers jours les parents d'élèves, leur rappelant que l'école est obligatoire 180 jours par année, y compris en juin et en septembre, quand les billets d'avion sont moins chers.

Le rappel vise aussi bien les nombreux immigrants qui décident d'aller passer quelques semaines dans leur pays natal pendant l'année scolaire que les parents qui sont tout simplement voyageurs.

Les absences de plusieurs semaines surviennent souvent en juin ou en septembre. Or, en juin, cela fait en sorte que les élèves ratent des examens du Ministère. Et en septembre, il est difficile pour les commissions scolaires de planifier leurs groupes et de s'assurer du respect des ratios quand elles sont carrément sans nouvelles de certains enfants.

« Dans certains cas, on n'a même aucune idée si l'élève va revenir dans une école donnée, s'il est en voyage ou s'il a déménagé », explique Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

Elle ajoute que ces lettres visent d'abord à rappeler aux parents à quel point les absences prolongées sont nuisibles, d'un point de vue pédagogique, et à quel point elles complexifient la tâche des administrateurs en pleine rentrée. 

ÉVITER LES MAUVAISES SURPRISES

Dans ces lettres, les parents se font par exemple rappeler que l'élève absent un trop grand nombre de jours risque de voir son inscription annulée et son dossier désactivé.

Certes, l'école est obligatoire et les commissions scolaires ne peuvent pas refuser des élèves au portillon. La CSDM n'est pas non plus opposée à ce que les enfants ratent quelques jours d'école ici et là, tant que c'est annoncé.

En fait, ces lettres visent aussi en bonne partie, dit Mme Harel Bourdon, à éviter de mauvaises surprises aux parents dans un contexte où bon nombre d'écoles primaires affichent complet. Un élève qui se présente à son école trop tard, en septembre, risque fort de devoir en fréquenter une autre, hors de son quartier.

Notons enfin que cette année, afin de limiter les changements de dernière minute, la CSDM permettra aux parents qui déménageront pendant l'été d'aller inscrire leur enfant à l'école de leur quartier en se rendant pendant la saison morte à l'école secondaire Georges-Vanier, rue Jarry, à Montréal.

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