Plus de 160 dossiers de harcèlement en un an à l'UQAM

Dans son rapport annuel rendu public hier, le Bureau d'intervention... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Dans son rapport annuel rendu public hier, le Bureau d'intervention et de prévention en matière de harcèlement de l'Université du Québec à Montréal a permis d'apprendre que 162 dossiers ont été ouverts lors de l'année 2014-2015.

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Pas moins de 162 dossiers ont été ouverts lors de l'année 2014-2015 par le Bureau d'intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), selon son rapport annuel rendu public hier. Or, seules 29 personnes ont déposé un signalement en bonne et due forme.

Un peu plus de la moitié des personnes ayant fait appel au BIPH (90) l'an dernier se sentaient personnellement harcelées ; 56 plaintes concernaient un comportement vexatoire de nature psychologique, 19 de nature sexuelle et 12 de nature discriminatoire. Les 72 autres personnes ont rapporté de l'incivilité, des conflits, craignaient d'être perçues comme une personne harcelante ou souhaitaient simplement obtenir de l'information, peut-on lire dans le rapport.

« La majorité des gens qui viennent nous voir vivent une difficulté et veulent que la situation cesse, a précisé dans un communiqué Maude Rousseau, directrice intérimaire du BIPH. À la fin de la rencontre, on demande à la personne ce qu'elle souhaite pour la suite des choses, car il y a plusieurs types d'intervention possibles. En général, une démarche informelle permet de faire en sorte que la situation soit modifiée à la satisfaction de la personne qui a consulté. »

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Nombre de plaintes déposées l'an dernier au BIPH (sur 162) qui concernaient un comportement vexatoire de nature psychologique, sexuelle ou discriminatoire.

Ainsi, la majorité des personnes ayant fait appel aux services du BIPH l'an dernier (122 sur 192) ont opté pour la démarche informelle, qui peut prendre la forme d'un accompagnement, d'une sensibilisation de la personne visée, d'une intervention dans le milieu ou d'une médiation. Seules 29 personnes ont décidé de prendre le chemin de la démarche formelle, qui se traduit, si la plainte est recevable, par un règlement à l'amiable ou une enquête.

Le Bureau est accessible à tous ceux qui fréquentent l'université, mais la plupart des dossiers ouverts impliquent des membres du personnel. Une vingtaine d'activités de sensibilisation et de formations ont été réalisées à l'UQAM, et des outils d'information ont été élaborés. Des associations étudiantes ont aussi pris part au mouvement.

« Les événements de l'automne 2014 [#AgressionsNonDénoncées] ont contribué à faire connaître le Bureau auprès de la population de l'UQAM », peut-on lire dans les observations notées au rapport.

« Bien que le Bureau ait été plus sollicité en novembre 2014, ce n'est pas tant une augmentation des consultations et des plaintes portant sur le harcèlement, et plus spécifiquement le harcèlement sexuel, qui en ressort, mais plutôt la volonté du milieu universitaire de prendre part à la prévention du harcèlement et d'autres situations conflictuelles. »

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