L'ASSÉ suspend deux associations militantes

L'Association étudiante du cégep de Saint-Laurent (AECSL), l'une... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'Association étudiante du cégep de Saint-Laurent (AECSL), l'une des pionnières de l'ASSÉ, et le Syndicat étudiant du cégep Marie-Victorin (SECMV) ont été officiellement «suspendus» de l'ASSÉ.

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L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a suspendu ce week-end, lors d'un congrès, deux de ses associations membres qui avaient décidé de retenir leurs cotisations en guise de protestation.

L'Association étudiante du cégep de Saint-Laurent (AECSL), l'une des pionnières de l'ASSÉ, et le Syndicat étudiant du cégep Marie-Victorin (SECMV) sont donc officiellement «suspendus» de l'ASSÉ jusqu'à ce qu'ils cessent la retenue de leurs cotisations.

Membre depuis 2001, l'AECSL, traditionnellement reconnue comme très militante, avait pris en février dernier la décision de retenir ses paiements pour protester contre le fait que les diverses autres associations membres ne respectaient pas toutes les principes féministes adoptés par l'ASSÉ.

En 2013, l'ASSÉ s'était officiellement prononcée «pour un féminisme combatif visant l'abolition du système patriarcal, contre toutes formes d'oppression et de discrimination» a expliqué à La Presse, par courriel, la porte-parole de l'AECSL, Gabrielle Morin-Rochon.

«Cependant, trois ans plus tard, certaines associations ne respectent toujours pas ce principe de base de l'ASSÉ. En effet, ces mêmes associations ne participent pas aux débats et aux réflexions féministes. Également, par leur absence de positions, elles empêchent l'avancement de positions féministes. Les luttes féministes sont reléguées au second plan.»

Cette question a justement été traitée lors des débats de la fin de semaine, répond Hind Fazazi, secrétaire à la coordination de l'ASSÉ.

«Ce qui en est ressorti, c'est que la campagne que nous lançons pour l'année prochaine sur la précarité étudiante comporte justement des clauses féministes et antiracistes.»

De leur côté, les élèves du cégep Marie-Victorin avaient réagi à une proposition de hausse des cotisations à l'ASSÉ en demandant à consulter les livres comptables de celle-ci. Cette demande aurait été refusée et serait à l'origine de l'éviction, selon le SECMV.

«On ne comprend pas cette revendication», répond simplement Mme Fazazi. Les états financiers 2014-2015 ont bien été remis en retard, concède-t-elle, mais depuis, des efforts ont été faits et la comptabilité mois par mois de l'association est accessible à tous ses membres, au bureau de l'ASSÉ, en tout temps, assure-t-elle.

Il a été impossible hier d'obtenir plus d'informations du SECMV.

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