Le réseau scolaire devra financer une part du réinvestissement promis par Québec

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Dans les documents explicatifs du gouvernement remis à l'opposition, les « mesures d'aide à la réussite » se chiffrent à 71 millions de dollars, alors que le gouvernement avait promis 109 millions.

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(Québec) Québec demande au réseau scolaire de financer lui-même une part du réinvestissement en éducation annoncé dans le budget Leitao. Le réseau devra adopter des « mesures d'optimisation » pour dégager 38 des 109 millions de dollars promis par le gouvernement.

Le ministère de l'Éducation contribuera lui aussi en faisant des économies de nature administrative, a ajouté le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, lors de l'étude des crédits budgétaires de son ministère, mardi.

Dans les documents explicatifs du gouvernement remis à l'opposition, la députée péquiste Nicole Léger a relevé que les « mesures d'aide à la réussite » se chiffrent à 71 millions de dollars. Elle a demandé où seront puisés les 38 millions supplémentaires pour arriver au réinvestissement de 109 millions annoncé par le gouvernement.

Des « mesures d'optimisation dans le ministère et dans les commissions scolaires » seront adoptées pour dégager les 38 millions, a répondu Sébastien Proulx. Il a indiqué que ces mesures vont cibler l'administration du réseau, mais il n'est pas entré dans les détails. « Personne n'est en mesure de dire comment ça va se déployer », mais les services aux élèves seront protégés, a-t-il ajouté.

Or, Nicole Léger a rappelé que d'autres ministres ont fait la même promesse avant lui sans succès. « Vous demandez encore aux écoles du Québec d'optimiser, donc de faire des coupures alors qu'on sait qu'on ne peut pas aller plus bas », a-t-elle plaidé.

Certes, « ce n'est plus que ce que c'était en termes de marge de manoeuvre » dans le réseau scolaire, « mais il y a de la place », estime le ministre. Il y a encore du potentiel dans le regroupement de services entre écoles et entre commissions scolaires, par exemple. Ces dernières le reconnaissent elles-mêmes, selon lui.

« Plus capables » de couper

« Il est en train de nous dire que les écoles sont encore capables de couper, mais les gens disent qu'ils ne sont plus capables, a lancé Mme Léger. Il n'y en a plus de marge. On coupe dans les services aux élèves! » Les frais administratifs des commissions scolaires s'élèvent à 3 %, a ajouté la députée. Il n'y a « pas de gras à couper ».

Pour Nicole Léger, le réinvestissement réel fait par le gouvernement s'élève à 71 millions. « Il n'y a aucun nouvel investissement » dans le budget Leitao par rapport à ce que le gouvernement avait déjà annoncé l'automne dernier, a-t-elle ajouté.

Sébastien Proulx a maintenu que les 109 millions, « c'est de l'argent neuf ». Cette somme est garantie pour 2016-2017 et les années suivantes.

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