Taux de présence dans les CPE: place aux nouvelles règles

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Si les CPE n'atteignent pas la cible de 80 % du taux de présence, ils seront pénalisés financièrement.

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Louise Leduc
La Presse

À partir de la semaine prochaine, les centres de la petite enfance devront s'assurer que les enfants inscrits à temps plein seront présents au-delà du besoin manifesté jusqu'ici par la moyenne des parents. En incluant les vacances, les gastro-entérites et les rhumes, les enfants en CPE pourront rester à la maison 40 jours par an au maximum (outre les jours fériés).

Si les CPE n'atteignent pas la cible de 80 % du taux de présence, ils seront pénalisés financièrement.

« Actuellement, la moyenne du taux de présence des CPE se situe autour de 78 % », explique Nadia Caron, directrice des communications au ministère de la Famille.

« Le gouvernement n'a pas voulu avoir l'odieux de faire respecter lui-même les temps de présence, et ce sera à nous, dans les CPE, de gérer cela », dit Serge Blais, gestionnaire du CPE Rosemonde.

M. Blais signale qu'à son CPE, il atteint le taux de présence de 80 % pour une raison bien simple : ses deux installations sont situées dans des écoles et elles sont toutes les deux fermées d'emblée tout un mois pendant l'été. « Pour plusieurs autres CPE, ça risque d'être autrement plus compliqué de faire respecter ce taux de présence obligatoire de 80 %. »

Le gouvernement Couillard fait valoir que ce taux de 80 % n'est pas une contrainte mais qu'il « permet plus de flexibilité aux parents et aux services de garde, puisqu'il introduit un financement propre à la garde à temps partiel », selon Nadia Caron.

UNE ENTENTE ENCORE CONFIDENTIELLE

Malgré l'entente signée en février par le gouvernement avec le Conseil québécois des services de garde, qui représente une minorité de CPE, la grogne demeure immense dans le réseau.

« C'est quand même spécial que cette entente nous soit imposée mais qu'elle soit encore confidentielle à l'heure actuelle », dénonce Sylvain Reid, gestionnaire du CPE Les Mousses du Mont, en Montérégie.

Francine Lessard, directrice générale du Conseil québécois des services de garde, confirme que cette entente, qui a évité le pire à son avis, est toujours confidentielle (ce que répond aussi le ministère de la Famille).

De façon générale, sur la question du taux de présence à assurer, Mme Lessard soutient néanmoins que les changements à venir visent surtout à rendre le réseau plus efficient et à encourager les CPE à offrir des places à temps partiel.

« Par exemple, si je suis autorisée à avoir 60 enfants dans mon CPE et que ma fréquentation moyenne réelle est de 53 enfants par jour, je peux signer quelques ententes [au-delà des 60 enfants permis] de plus. »

C'est là le principe de « l'overbooking », comme dans les avions.

« La probabilité que les 60 enfants se présentent un matin est faible, mais il faut quand même déterminer ce qui arrivera si jamais, un jour donné, on dépassera effectivement les 60 enfants présents », précise Mme Lessard.

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