Gouvernance scolaire: l'adoption de la réforme pourrait attendre

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« L'objectif n'est pas de savoir à quelle heure et à quelle date le projet de loi sera adopté. L'objectif est d'adopter le meilleur projet de loi en gardant l'orientation que nous avons, celle de rapprocher le pouvoir des écoles », a dit Pierre Moreau.

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(QUÉBEC) Le ministre de l'Éducation, Pierre Moreau, a amorcé son retour au travail à l'Assemblée nationale, mardi, en envoyant des signaux d'ouverture au sujet de la réforme de la gouvernance scolaire. Il a ouvert la porte à prendre plus de temps que prévu pour adopter le projet de loi 86, à entendre davantage de groupes en commission parlementaire et à revoir certaines modalités dans le mesure où les grandes orientations sont préservées.

« On va faire les choses dans l'ordre », a déclaré M. Moreau, qui était en congé forcé en raison d'un virus depuis sa nomination comme ministre de l'Éducation, le 28 janvier. « L'objectif n'est pas de savoir à quelle heure et à quelle date le projet de loi sera adopté. L'objectif est d'adopter le meilleur projet de loi en gardant l'orientation que nous avons, celle de rapprocher le pouvoir des écoles. »

Déposé au dernier jour de la session de l'Assemblée nationale en décembre, le projet de loi 86 abroge la Loi sur les élections scolaires et vise à remplacer le conseil des commissaires par un conseil scolaire formé de parents, de représentants de la communauté, de membres du personnel et de la direction des écoles. À l'heure actuelle, le personnel des écoles n'est pas représenté, tandis que les parents ont moins de sièges et n'ont pas le droit de vote.

Les commissaires actuels perdraient leur poste dans les 15 jours suivant l'adoption de la loi. Les nouveaux conseils scolaires seraient en fonction pour la rentrée de 2016 selon le libellé du projet de loi.

C'est « trop tôt » pour savoir si cet échéancier sera effectivement respecté, a dit M. Moreau. Il a laissé entendre que l'adoption de la réforme pourrait être reportée à l'automne.

Les consultations en commission parlementaire ont commencé mardi avec plus de deux semaines de retard. « Il y a beaucoup de gens qui souhaitent être entendus. On m'a même dit que des groupes souhaitaient s'ajouter. En ce qui me concerne, je suis très ouvert à ça », a affirmé le ministre. C'est le cas des commissions scolaires en région, qui sont opposées à la réforme et veulent exposer leur situation particulière. Rappelons que la Fédération des commissions scolaires participera aux consultations et que Québec a récemment permis à la CSDM de s'ajouter à la liste des intervenants.

Pierre Moreau se dit « très ouvert » aux suggestions qui lui seront faites en commission parlementaire. Les modalités du projet de loi peuvent être revues, mais pas les orientations. « Mon prédécesseur a fait un travail colossal pour déposer un projet de loi qui indique quelles sont les orientations. Essentiellement, ces orientations, c'est plus de place aux parents, plus de place aux enseignants. En fait, de faire en sorte que le pouvoir se déplace vers l'école. Ça, je pense que c'est une excellente orientation. Maintenant, je sais qu'il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre. On va les écouter de façon très respectueuse », a-t-il affirmé.

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