La priorité doit aller à la lutte contre le décrochage scolaire, dit le PQ

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Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le nouveau ministre de l'Éducation, Pierre Moreau, doit en priorité réinvestir dans le financement des organismes qui luttent contre le décrochage scolaire, selon le député péquiste Alexandre Cloutier.

En congé de maladie depuis son assermentation à titre de ministre de l'Éducation, le 28 janvier dernier, M. Moreau doit en principe reprendre ses activités professionnelles ce mardi.

Sur sa table de travail, les dossiers seront nombreux, avec notamment la consultation à mener sur son projet de loi controversé portant sur la gouvernance scolaire, mais c'est plutôt la question de la persévérance des jeunes susceptibles de décrocher qui doit de toute urgence retenir son attention, a indiqué le porte-parole péquiste en éducation, en point de presse lundi, entouré de représentants d'organismes qui se sont fait couper les vivres.

Car l'engagement du gouvernement Couillard d'éliminer le déficit n'a pas épargné les nombreux organismes chargés en régions d'élaborer des projets destinés à retenir les jeunes à l'école, organismes qui ont subi d'importantes coupes budgétaires au point de mettre en péril leur survie.

M. Cloutier estime que l'existence même du réseau de soutien à la persévérance scolaire est menacée par ces compressions budgétaires, d'où l'importante de procéder à un coup de barre, a-t-il souligné à l'occasion des Journées de la persévérance scolaire.

Le Québec fracasse des records de décrochage, depuis des années. Seulement 73 pour cent des jeunes atteignent l'âge de 20 ans avec en poches un diplôme d'études secondaires.

Cette année, Québec a pris la décision, notamment, de mettre fin au programme Réunir Réussir, qui a injecté 50 millions $ en cinq ans dans différentes régions. Le programme était financé par Québec et la Fondation Chagnon, à parts égales.

De plus, l'abolition cumulée des Conférences régionales des élus (CRÉ) et des Forums jeunesse régionaux a éliminé une source importante de financement des organismes de lutte contre le décrochage scolaire.

«Ce n'est pas le temps d'abandonner la lutte contre le décrochage», a fait valoir M. Cloutier, en citant en exemple le travail accompli par les promoteurs des projets Biblio-Mobile et ÉcoRéussite, dans la région de Montmagny-L'Islet, inquiets pour leur avenir.

Les porte-parole de ces programmes, qui soutiennent avoir obtenu des résultats probants, sont venus lancer «un cri du coeur» au gouvernement, pour qu'il revoie sa décision de couper leur financement.

La coordonnatrice de l'organisme ABC des hauts plateaux dans Montmagny-L'Islet, Manon Leclerc, est venue dire que «dans nos milieux, il y a plusieurs municipalités qui n'ont même pas de bibliothèque», a-t-elle déploré, en soulignant l'importance de maintenir des projets comme la Biblio-Mobile, afin que les jeunes s'intéressent à la lecture et aient accès à des livres.

Le service de Biblio-Mobile est assuré jusqu'au 30 juin. Après, plus rien.

«On se débat dans l'eau bénite pour trouver de l'argent», a dénoncé Mme Leclerc, en soulignant que les initiatives prises ces dernières années donnaient des résultats et s'étaient traduites par une hausse du taux de réussite des élèves.

«On a quelque chose qui réussit, a-t-elle ajouté. Est-ce qu'on pourrait avoir du financement?»

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