Des avantages cognitifs chez les enfants bilingues

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« Les enfants bilingues sont plus capables de se centrer sur un but et d'être flexibles dans l'atteinte du but », dit Diane Poulin-Dubois, de l'Université Concordia.

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Le bilinguisme a des avantages cognitifs dès l'âge de 2 ans, selon une nouvelle étude montréalaise. Les tout-petits qui parlent deux langues ont plus de facilité avec les tests dont les instructions sont « conflictuelles ».

« Les études sur les bienfaits cognitifs du bilinguisme ont surtout été faites sur des adultes », explique l'auteure principale de l'étude parue dans le Journal of Child Psychology, Diane Poulin-Dubois, de l'Université Concordia. « Il y en a eu quelques-unes sur les enfants, mais jamais de cet âge. Nous avons retrouvé dès 31 mois les avantages cognitifs chez les adultes. Et encore plus intéressant, plus les enfants étaient bilingues, plus ces avantages étaient marqués. »

L'un des tests comprenant des tâches conflictuelles consistait à mettre des petits blocs dans un petit panier et des gros blocs dans un gros panier puis, selon une deuxième séquence d'instructions, à mettre les petits blocs dans le gros panier et les gros blocs dans le petit panier. Pour les enfants plus vieux, un test classique est de leur montrer le mot « rouge » écrit avec un stylo bleu, et de leur demander ensuite de quelle couleur était l'encre du stylo.

« Les enfants bilingues sont plus capables de se centrer sur un but et d'être flexibles dans l'atteinte du but », dit Mme Poulin-Dubois.

SUIVIS DEPUIS CINQ ANS

La même cohorte de 92 petits Montréalais est suivie depuis cinq ans, et la chercheuse veut vérifier si ces avantages cognitifs ont des effets à l'école. Seul le bilinguisme anglais-français comptait.

Le degré de bilinguisme était mesuré en comptant le nombre de « doublons » - par exemple « chien » et « dog » - que connaît l'enfant. Si l'enfant connaissait un mot anglais mais pas son équivalent français, ça ne comptait pas.

Le bilinguisme a des effets positifs jusqu'au troisième âge. Il crée une « réserve cognitive » qui retarde l'apparition de la démence chez les personnes bilingues.

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