Entente de principe avec un groupe de CPE

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(Québec) Les compressions seront moindres que prévu pour les centres de la petite enfance (CPE) en vertu d'une entente de principe conclue avec le gouvernement tard mercredi soir, soutient la directrice du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance, Francine Lessard.

Cette association de CPE a conclu l'entente avec le sous-ministre adjoint à la Famille, Jacques Robert, après une période intensive de négociations. Elle survient alors que Sébastien Proulx remplace Francine Charbonneau à titre de ministre de la Famille aujourd'hui.

L'entente, dont les détails seront dévoilés dans les prochains jours, revoit complètement le mode de financement des CPE. Selon Francine Lessard, le niveau des compressions, que le gouvernement avait fixé à 120 millions de dollars pour 2016-2017, est abaissé. «On arrive pour 2016-2017 à un règlement très intéressant», a-t-elle indiqué à La Presse.

Québec a abandonné l'idée d'ajuster les subventions des CPE et des garderies privées subventionnées en fonction du «tiers performant», c'est-à-dire les établissements qui lui coûtent le moins cher.

L'entente est «équitable, efficiente et viable», selon Mme Lessard. «Le problème qu'on essaie de résoudre depuis plusieurs années maintenant, c'est de rendre le financement équitable pour tous. Il y en a quand même 10% des CPE, une centaine sur 1000, qui finissent d'année en année en déficit alors qu'une autre proportion de CPE qui finit d'année en année avec des surplus. Et pourtant, tout le monde a le même financement. L'entente va donner des règles de financement qui vont demander de l'efficience au niveau de la gestion, c'est correct et c'est normal. Mais ça va aussi être équitable pour tous et ça va nous permettre de régler ce problème», a-t-elle expliqué.

Les négociations avaient débuté la semaine dernière. Le plus gros groupe de CPE, l'Association québécoise des centres de la petite enfance, avait décidé de ne pas prendre part aux pourparlers et de lancer des moyens de pression. Son directeur général, Louis Senécal, a déjà fait savoir qu'il ne se sentirait pas lié par une entente avec le CQSGEE. «Si ce n'est pas le 120 millions qui est mis de côté, on va continuer la bataille», disait-il la semaine dernière, en marge d'une rencontre avec les députés du Parti québécois réunis en caucus à Saguenay. Il ajoutait que les moyens de pression pourraient aller jusqu'à des journées de fermeture à la fin février ou à la mi-mars.

De son côté, l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) poursuit ses négociations avec le gouvernement.

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