Les professeurs de la FAE pourraient être en grève les 9, 10 et 11 décembre

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, a... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le président de la FAE, Sylvain Mallette, a rencontré la presse, lundi à Montréal, alors que 600 de ses délégués sont réunis pour discuter de la négociation avec le gouvernement en vue du renouvellement de leur convention collective.

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Les délégués de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui représente 34 000 enseignants du Québec, votent cette semaine sur la tenue d'une nouvelle grève tournante. Les dates retenues sont les 9, 10, et 11 décembre prochains. Déjà, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais s'est prononcé par une majorité de 86% en faveur de cette nouvelle grève, qui touchera tour à tour des écoles primaires et secondaires.

Ce matin, plus de 300 délégués réunis en assemblée au Palais des congrès, à Montréal, ont marché jusqu'au bureau du Parti libéral du Québec avec une banderole noire sur laquelle il est inscrit en rouge «le gouvernement abandonne l'école publique.» D'ici jeudi, ils débattront de la phase quatre de leurs moyens de pression qui iront en s'intensifiant si le gouvernement maintient sa ligne de négociation «à coût nul».

«Notre proposition globale coûte quelque chose parce qu'éduquer les Québécois et Québécoises ça coûte quelque chose, a expliqué Sylvain Mallette, président de la FAE, devant les médias. S'il y a de l'argent pour Bombardier, il y a de l'argent pour les écoles publiques. Le coût nul, il n'en est pas question. Nos enseignants sont en colère.»

La FAE, qui n'est pas membre du front commun, a déjà tenu deux journées de débrayage, en septembre et en octobre. Son mandat initial en prévoyait trois, mais la troisième journée qui n'a pas encore été tenue serait remplacée par ces trois journées de grève. Le front commun représentant les employés de la fonction publique en éducation et en santé a voté au début de l'automne pour la tenue de six jours de grève tournante. La grève a entrainé des fermetures d'écoles, notamment à Montréal et à Laval, le 30 septembre, puis les 26, 27, 28, 29 octobre, et les 16 et 17 novembre dernier.

Le gouvernement offre toujours aux employés de l'État deux années de gel salarial et trois années avec des augmentations limitées à 1 % par année. Il a toutefois bonifié son offre de départ en modifiant l'ordre des années, de façon à ce qu'une augmentation de 1 % soit versée plus tôt dans le cadre de ce contrat de cinq ans. De même, il avait ajouté 550 millions au chapitre de la relativité salariale, afin de rehausser les échelles de salaire de milliers d'employés.

- Avec Lia Lévesque, La Presse Canadienne

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