TELUQ: le ministre Blais laisse planer l'incertitude

Le siège social de la TÉLUQ est situé... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le siège social de la TÉLUQ est situé dans le quartier Saint-Roch, à Québec.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le ministre de l'Éducation, François Blais, laisse planer le doute sur le sort de la TELUQ. Il n'y a pas de scénario d'abolition «pour le moment», a-t-il affirmé hier. Mais il n'a pas voulu dire si cet organisme sera maintenu.

La Presse a révélé que la TELUQ, qui fait de la formation universitaire à distance, se retrouve dans le collimateur du gouvernement. Deux fois plutôt qu'une jeudi, le cabinet du ministre a confirmé que la fermeture est même envisagée.

«Les étudiants sont très inquiets. On est contre [la fermeture], parce que ce qu'on retrouve à la TELUQ, on ne l'a pas dans les autres universités, comme l'inscription en tout temps et la souplesse de la formation [...]. La TELUQ a besoin d'améliorer ses façons de faire, et elle en est consciente. Elle est en train de faire ce virage.»

Patricia Julien
DG de l'Association étudiante de la TELUQ

François Blais est resté ambigu sur le sort de la TELUQ hier. Questionné pour savoir si son abolition est un scénario, il a soutenu que «pour le moment, on n'est pas là du tout». Est-ce que la TELUQ va demeurer? «Je ne veux pas donner d'indication là-dessus», a-t-il toutefois répondu.

«On est en réflexion sur la formation à distance au Québec, le rôle que la TELUQ peut jouer, mais aussi les autres composantes», a-t-il ajouté.

Lors d'un débat à l'Assemblée nationale, François Blais a confirmé qu'il entend réduire les pouvoirs du siège social de l'Université du Québec, comme l'écrivait La Presse la semaine dernière. Son objectif est de «renforcer les universités en région».

M. Blais veut éliminer les «dédoublements administratifs» et répondre aux lacunes dans la gouvernance de l'UQ constatées par le vérificateur général.

«L'enjeu, ce n'est pas d'examiner s'il y a des économies à faire ou pas en abolissant le siège social. Ce qui est en jeu, c'est de répondre à un certain nombre de critiques», a-t-il affirmé.

Selon lui, «il faut s'assurer que les bonnes décisions soient prises par les constituantes plutôt que par un siège social». «Je ne confirme pas du tout qu'il y ait une abolition en vue du siège social à Québec, a ajouté le ministre. On n'est pas du tout dans cette voie-là pour le moment.»

Le député péquiste Alexandre Cloutier se réjouit du «recul» du ministre sur l'abolition du siège social de l'UQ. Mais les réflexions en cours au gouvernement l'incitent à la prudence. «Si la réduction des pouvoirs veut dire une façon déguisée de mettre fin à la raison d'être du siège social, on aura fait indirectement ce qu'il vient de dire qu'il ne ferait pas. Alors on va rester extrêmement vigilants», a dit le porte-parole de l'opposition officielle à l'éducation.

Le député caquiste Jean-François Roberge voit d'un bon oeil les remises en question au sujet de la TELUQ. En août, il a déjà soulevé des doutes sur la pertinence de cet organisme dans les derniers mois. «Maintenant, je ne suis pas sûr que c'est la meilleure façon de faire du gouvernement que de lancer des ballons d'essai et de se questionner sur la place publique. Ça crée beaucoup d'insécurité dans les milieux.»

«On est à notre neuvième fois où on essaie de nous fermer. Ça devient quasiment une habitude chez nous. Les perdants (dans une fermeture), ce serait les étudiants et la population. (...) On va faire ce qu'on a déjà fait: démontrer notre pertinence.»

Denis Robichaud
président du Syndicat des professeurs
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