Rentrée scolaire: des milliers de parents dans la rue

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Les parents de l'école primaire Rose-des-vents ont accompagné leurs enfants en classe ce matin pour protester contre les compressions du gouvernement.

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Au son des klaxons d'automobiles en guise d'encouragements, les parents de l'école primaire Rose-des-vents, sur la rue Beaubien dans le quartier Rosemont à Montréal, ont accompagné leurs enfants en classe ce matin pour protester contre les compressions du gouvernement.

Il s'agissait de la troisième mobilisation du genre du mouvement «Je protège mon école publique», qui ne cesse de prendre l'ampleur à travers la province. De Montréal à Québec en passant par le Saguenay, 250 écoles ont pris part à des chaines humaines dans une quinzaine de régions.

L'initiative est née d'une mère de Montréal, au printemps dernier, qui s'insurgeait de l'augmentation en flèche du nombre d'élèves au même moment où de nombreux postes, notamment de conseillers pédagogiques, sont coupés. Le mouvement est suivi par plus de 5000 parents sur Facebook. D'autres mouvements prennent de l'ampleur sur les réseaux sociaux, dont «Parents contre l'austérité.» 

La semaine de 32 heures

Dans le milieu des enseignants, le mot d'ordre en cette rentrée scolaire est de ne pas rester à l'école au-delà des 32 heures de travail pour lesquelles ils sont payés. C'est la «grève du zèle», ou à tout le moins de l'implication dans les activités parascolaires, dit-on dans les différentes fédérations.

«Les enseignants peuvent continuer de faire de la préparation de cours ou des corrections à la maison. Mais la paperasse, c'est fini, et on ne sera plus aussi disponibles pour les demandes de la direction», affirme Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), qui est présentement en négociation avec le gouvernement.

Le regroupement syndical est bien conscient que certaines sorties au musée ou spectacles pourraient être annulés en raison de ces moyens de pression, mais il fait le pari qu'il vaut la peine de se battre pour que les services essentiels soient fournis aux jeunes à l'avenir.

À Montréal, par exemple, le taux d'occupation moyen est évalué à 110% de la capacité d'accueil pour cette année scolaire. Selon la Commission scolaire de Montréal (CSDM), il passera à 120 % en 2016-2017, atteignant 198 % dans certaines écoles. Au printemps dernier, le gouvernement provincial a prévu des compressions de 350 millions dans son budget pour 2015-2016. Les commissions scolaires s'attendaient à devoir couper 200 millions.

- Avec la collaboration de Patricia Cloutier, Le Soleil

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