Université Dalhousie: un rapport accablant sur le sexisme

L'enquête avait été annoncée plus tôt cette année... (Photo Darren Pittman, archives PC)

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L'enquête avait été annoncée plus tôt cette année après que 13 étudiants en médecine dentaire eurent été soupçonnés d'être membres d'une page Facebook qui publiait du contenu sexuellement violent.

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La Presse Canadienne
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L'Université Dalhousie doit renforcer la manière dont elle gère les plaintes de sexisme et d'inégalités, selon un groupe de travail qui s'est penché sur la manière dont l'administration a réagi à l'égard des étudiants en médecine dentaire qui ont émis des commentaires misogynes sur Facebook.

Les trois membres du panel indépendant ont émis 39 recommandations dans un rapport publié lundi.

Ils affirment que le système de plaintes doit être modifié afin d'assurer qu'elles soient gérées rapidement, équitablement et de manière transparente - et que la personne plaignante soit avisée du verdict.

Le groupe de travail a aussi suggéré que l'université mette sur pied un bureau de l'ombudsman, similaire à ce que l'on peut retrouver dans d'autres établissements.

L'enquête avait été annoncée plus tôt cette année après que 13 étudiants en médecine dentaire eurent été soupçonnés d'être membres d'une page Facebook qui publiait du contenu sexuellement violent.

Le rapport ne jette pas le blâme sur quiconque et ne révèle pas de faits, mais il affirme que l'ambiance qui règne au sein de la faculté de médecine dentaire «est propice aux incidents sexistes et à la misogynie».

Le groupe de travail a aussi remarqué qu'il reste encore de la méfiance et des soupçons au sein de la faculté et du personnel en ce qui a trait au traitement des plaintes concernant la discrimination.

Le président de l'Université Dalhousie Richard Florizone a déclenché l'enquête pour se pencher sur la culture, les pratiques et les politiques de la faculté de médecine dentaire ainsi que sur celles de l'université dans son ensemble.

Les membres de la page Facebook ont voté pour l'étudiante avec qui ils aimeraient avoir un rapport sexuel violent («hate sex»), et faisaient des blagues sur l'utilisation de chloroforme sur des femmes.

Le signalement des commentaires offensants et la réaction initiale de l'université ont déclenché des rassemblements, des demandes d'expulsion et d'enquête indépendante sur la manière dont l'administration avait géré l'incident.

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