Des bonis d'après-mandats de 1,4 million à l'Université Laval

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Ce n'est pas la première fois que la rémunération des hauts dirigeants de l'Université Laval fait sourciller.

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Louise Leduc
La Presse

Les bonis supplémentaires d'après-mandats consenties à huis clos par le conseil d'administration de l'Université Laval à huit hauts dirigeants totaliseront 1,4 million de dollars sur six ans, a appris le FM 93.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a dit que les contribuables n'allaient pas payer pour cela.

«Si jamais l'Université Laval ne recule pas, a-t-il dit, on va être obligé de retirer ces sommes-là du financement de base de l'Université Laval. »

Pour le ministre Blais, ces hausses de prime dont l'Université Laval « a longtemps nié l'importance » n'ont pas de sens.

À eux seuls, le recteur Denis Brière et le vice-recteur exécutif Éric Bauce empocheraient respectivement un demi-million et un quart de million de plus par rapport à l'ancien régime.

L'Université Laval a réagi par son service de communications, faisant valoir que contrairement à ce qui est véhiculé - entre autres par le ministre de l'Éducation François Blais - les bonis ne sont pas des bonis, encore moins des primes, mais des économies.

«Les mesures adoptées aux mois de novembre et décembre par le conseil d'administration sur les conditions d'emploi de la haute direction de l'Université Laval représentent des économies immédiates et futures pour l'Université. Ces mesures, déterminées par un comité indépendant, tiennent compte de la durée du mandat des membres de la haute direction. Ces modifications n'impliquent aucun versement de prime de départ. Pour bénéficier de ces conditions, un membre de la haute direction devra demeurer au sein de l'Université Laval à la fin de son mandat.»

Comme le soulignait Le Soleil il y a quelques mois, ce n'est pas la première fois que la rémunération des hauts dirigeants de l'Université Laval fait sourciller.

En 2011, la hausse salariale de 100 000 $ en douze mois (mais répartie sur deux années différentes) du recteur Denis Brière, élu pour la première fois en 2007, avait fait les manchettes. Il a défendu à ce moment qu'il s'agissait d'une «mise au point» de son salaire «gelé depuis 2009». Cela n'a pas empêché sa réélection lors de la course au rectorat de 2012. Une augmentation de salaire de 30 % en 18 mois du vice-recteur Éric Bauce a aussi été remise en question en 2011.

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