Repas obligatoires: des universitaires insatisfaits des services d'Aramark

Un déferlement de commentaires sur les médias sociaux concernant de la viande... (Photo d'archives, Janick Marois)

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Photo d'archives, Janick Marois

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Sue Bailey
La Presse Canadienne
SAINT-JEAN, T.-N.-L.

Un déferlement de commentaires sur les médias sociaux concernant de la viande crue et de la nourriture moisie à l'Université Memorial de Terre-Neuve cette semaine a mis en lumière la frustration grandissante par rapport aux repas obligatoires partout au Canada, selon des représentants étudiants.

Les forfaits de repas obligatoires, qui coûtent en moyenne 2 000$ par session, sont typiques de plusieurs universités canadiennes, surtout pour les étudiants de première et deuxième année.

«Il y a une tendance voulant que des services alimentaires privatisés présents sur les campus ne répondent pas aux besoins et aux exigences de la communauté universitaire», affirme Bilan Arte, vice-présidente de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE).

Les problèmes rapportés vont des horaires et des lieux inflexibles jusqu'au manque d'options végétariennes ou conformes aux différentes croyances religieuses. «C'est devenu très stressant pour plusieurs étudiants, qui se sentent pris au piège», souligne-t-elle.

La pratique est beaucoup moins usitée dans les universités francophones au Québec. Toutefois, de tel frais sont imposés dans les trois universités anglophones du Québec.

Aramark a débuté en 2013 un mandat de cinq ans à l'Université Memorial de Terre-Neuve. Sa porte-parole, Karen Cutler, a expliqué plus tôt cette semaine dans une déclaration transmise par courriel que les procédures relatives à la salubrité alimentaire de l'entreprise sont «à la fine pointe de l'industrie». «Si des questions sont posées à ce sujet, nous réagissons rapidement», a-t-elle ajouté.

Mme Cutler assure qu'Aramark «est très préoccupé par les images diffusées sur les médias sociaux» au cours des dernières jours, sur lesquelles figurent des côtelettes de porc mal cuites, un citron moisi et une mouche dans une assiette de tacos. Selon la porte-parole, ces photos «ne sont pas du tout représentatives des standards de qualité élevés» d'Aramark.

Scott Rairdan, représentant des résidences de l'association étudiante de l'Université de Dalhousie à Halifax, fait remarquer que les plaintes contre Aramark sur son campus ne sont pas aussi sérieuses qu'à Terre-Neuve. Toutefois, les étudiants de Nouvelle-Écosse sont eux aussi obligés de payer «des montants d'argent considérables» pour avoir accès à relativement peu de choix alimentaires.

Bilan Arte souligne qu'il y a une «distinction claire» entre les cafétérias tenues par les grands services de restauration, dont Aramark, et celles tenues par des entreprises locales. «Il y a des différences remarquables du point de vue de la qualité, des choix et du service», résume-t-elle. La FCEE estime d'ailleurs que les universités devraient privilégier les services alimentaires locaux.

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