Une première manif étudiante vite dispersée

La manifestation a été de courte durée, interrompue... (Patrick Sanfacon)

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La manifestation a été de courte durée, interrompue par la manoeuvre de dispersion des policiers.

Patrick Sanfacon

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Louise Leduc
La Presse

La police a dispersé une manifestation qui rassemblait quelques centaines d'étudiants dans le centre-ville de Montréal, en début d'après-midi. La manifestation, qui a débuté au square Phillips, a duré une vingtaine de minutes avant que l'escouade antiémeute y mette un terme, créant un affrontement.

Vingt-quatre jeunes ont été interpellés et devront payer une amende de 148 $. Deux autres personnes ont été arrêtées, et deux policiers ont été légèrement blessés.

La manifestation, déclarée illégale, avait débuté dans le calme avant de dégénérer à la suite de la manoeuvre de dispersion. Des étudiants récalcitrants ont été remis à l'ordre et du poivre de cayenne a été utilisé. Les policiers ont donné des coups de matraque et encaissé des coups de pied.

Les étudiants se sont dispersés. 

Le Cégep de Saint-Laurent, le Cégep du Vieux-Montréal et l'UQAM sont les plus représentés.

Les étudiants n'ont pas manqué de narguer les policiers en scandant «On n'a rien volé, nous!», reprenant ainsi leur propre slogan de contestation. 

Rappelons que plus de 60 000 étudiants sont en grève aujourd'hui, selon l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). Cette grève «sociale» étudiante, d'une journée pour certains et jusqu'à deux semaines pour d'autres, vise à dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement Couillard ainsi que des projets pétroliers.

La violence inutile, dit Couillard

Cette nouvelle ébauche de mobilisation étudiante a rejoint le premier ministre Philippe Couillard jusqu'aux États-Unis.

M. Couillard, qui se trouvait à Burlington pour rencontrer le gouverneur de l'État du Vermont, a fait part de son déplaisir face à la propension de certains manifestants à jouer du coude.

«Dans tous les cas, la violence et l'intimidation ne mènent à rien. Il faut rappeler que les étudiants qui veulent étudier doivent pouvoir avoir accès à leurs cours, c'est un principe très important, et je pense qu'il faut également amener les étudiants à aller s'exprimer dans les assemblées et à voter», a dit le premier ministre.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) convie ses membres à un rassemblement devant l'Assemblée nationale à Québec jeudi prochain, jour du dépôt du budget du gouvernement provincial. Puis, le 2 avril, les étudiants seront incités à boycotter leurs cours afin de participer à une manifestation nationale.

- Avec La Presse Canadienne

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