La CAQ applaudit la décision de Québec de revoir la formation des enseignants

Pour recruter les meilleurs candidats, le ministre compte... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pour recruter les meilleurs candidats, le ministre compte sur un «écrémage» par le biais du contingentement.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne
QUÉBEC

La Coalition avenir Québec (CAQ) applaudit la décision du gouvernement libéral de rehausser les seuils d'admissibilité aux programmes universitaires d'enseignement au primaire et au secondaire.

Le chef caquiste François Legault estime qu'un resserrement des conditions d'admission des candidats à l'enseignement s'impose, notamment pour s'assurer qu'ils maîtrisent suffisamment le français.

>>> À lire: Exigences resserrées pour les futurs enseignants

«Quand on passe des tests de français à des enseignants ou de futurs enseignants, les résultats ne sont pas très favorables dans certains cas. Je pense qu'il faut rehausser les exigences auprès des futurs enseignants, dans les facultés d'éducation, donc exiger une cote R et des évaluations un peu plus difficiles», a déclaré M. Legault.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a confirmé mardi sa volonté de recruter de «meilleurs étudiants» en resserrant la sélection des futurs enseignants.

Les piètres résultats des finissants en enseignement aux examens de français justifient ces changements, a expliqué le ministre en point de presse, avant la réunion du caucus des députés libéraux.

«Vous avez vu comme moi qu'il y avait un problème au niveau des examens de français chez les finissants en enseignement. On voit qu'à peu près 50% réussissent, 50% ne réussissent pas, il y a reprise, reprise, troisième reprise, il y a un enjeu important», a-t-il dit.

Pour recruter les meilleurs candidats, le ministre compte sur un «écrémage» par le biais du contingentement.

«On pense que si on arrive à un contingentement, on aura encore de meilleures candidatures et on le fait simplement parce que tous les spécialistes nous disent que rehausser, quand c'est possible, le niveau intellectuel, la capacité donc des enseignants, ça se répercute chez les enfants», a-t-il avancé.

En outre, le ministre entend fixer un seuil minimal à la cote R - c'est-à-dire l'indice de rendement de l'étudiant au collège - pour accéder au programme universitaire de baccalauréat. À l'heure actuelle, il n'y a pas de critères uniformes édictés par le ministère.

«Quand on voit la cote R d'admission dans certaines universités on se dit: il me semble qu'il y aurait moyen d'aller chercher de meilleurs étudiants. Pourquoi? Parce que nos enseignants doivent être des modèles sur le plan intellectuel, doivent aussi être des modèles sur le plan de la personnalité, sur le plan moral», a évoqué M. Blais.

Le ministre croit que le bassin de bons candidats est suffisamment large au Québec pour éviter que le resserrement des critères d'administration n'entraîne une pénurie d'enseignants.

«On va juger de nos besoins, comme on le fait en médecine, mais avec un bien plus grand nombre et ensuite les universités pourront choisir les meilleurs», a-t-il dit.

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