Qualité de l'air: une autre école montréalaise fermera en juin

L'école Sainte-Catherine-de-Sienne.... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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L'école Sainte-Catherine-de-Sienne.

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Des problèmes d'infiltration d'eau incitent la Commission scolaire de Montréal (CSDM) à fermer une autre école dès le mois de juin : les élèves de l'école Sainte-Catherine-de-Sienne, dans Notre-Dame-de-Grâce, devront être déplacés en septembre, le temps d'y réaliser d'importants travaux, a appris La Presse. La CSDM aimerait les reloger dans l'école anglophone voisine.

En janvier dernier, la CSDM a fait une enquête à l'école Sainte-Catherine-de-Sienne après que des membres du personnel se sont plaints de symptômes pouvant être reliés à une mauvaise qualité de l'air. La CSDM et une firme externe ont réalisé plusieurs expertises au fil des mois. Résultat : l'eau s'infiltre dans le revêtement métallique extérieur au deuxième étage du bâtiment, installé en 1986.

Des travaux ont été réalisés au mois d'août pour extraire le matériel contaminé. Un système de ventilation d'appoint sera installé sous peu pour assurer une meilleure circulation de l'air. Malgré tout, comme l'eau continue à s'infiltrer, la CSDM doit refaire le revêtement extérieur du deuxième étage.

« Ces travaux majeurs vont peut-être nécessiter des ouvertures à l'intérieur. Nos équipes nous disent que les travaux seraient difficiles à faire en présence des élèves. », affirme Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM.

Le conseil d'établissement de l'école a donc appris mercredi soir que les élèves devront être déplacés dès l'an prochain. « Notre priorité, c'est que les élèves restent dans NDG, à proximité de leurs résidences et des activités parascolaires », dit la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon.

Le hic : les autres écoles de l'arrondissement Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce sont surpeuplées et ne peuvent accueillir les quelque 300 élèves de Sainte-Catherine-de-Sienne pendant les travaux, qui devraient durer au moins deux ans. Les besoins d'espace dans ces quartiers sont tels que la CSDM songe à profiter de la tenue des travaux pour agrandir l'école Sainte-Catherine-de-Sienne.

Collaborer avec la CSEM

Pour éviter que les élèves aient à se disperser dans des écoles loin de chez eux (comme dans le Sud-Ouest), la CSDM aimerait les déménager, le temps des travaux, dans l'école secondaire anglophone voisine (Outreach/Focus), qui appartient à la Commission scolaire English Montreal (CSEM).

À la CSEM, on indique que toute demande du genre doit être traitée par les instances de la commission scolaire. À première vue, le porte-parole Michael Cohen doute cependant qu'il y ait assez d'espace dans l'école de la CSEM pour accueillir les enfants.

Quarante-sept adolescents en difficulté étudient aux écoles Outreach et Focus, spécialisées pour ce type de clientèle. « Nous utilisons tout l'espace disponible, car les classes sont de petite taille et il y a des salles réservées à des activités particulières et nécessaires pour ces élèves », explique Michael Cohen.

En septembre, Catherine Harel-Bourdon a écrit à son homologue de la CSEM, Angela Mancini, pour sonder son ouverture à accueillir dans ses écoles (rarement pleines) des élèves de la CSDM pendant de grands travaux.

En 2012, l'école St. Dorothy (Saint-Michel) a accepté de partager ses locaux avec la CSDM. Les écoles John Cabato (Ahuntsic) et St. Monica (NDG) ont pour leur part refusé dans le passé de partager leurs locaux avec le réseau francophone, arguant qu'elles n'avaient pas assez d'espace.

Hier, la CSDM a écrit au ministère de l'Éducation pour demander le financement nécessaire pour les travaux et pour exprimer son souhait de collaborer avec la Commission scolaire English Montreal. Au cabinet du ministre Yves Bolduc, on « en train de brosser le portrait de la situation ». L'attachée de presse du ministre, Yasmine Abdelfadel, rappelle que « la CSDM est responsable de son organisation scolaire et doit donc trouver les solutions pour relocaliser les élèves ». Soulignons qu'en 2000, le gouvernement péquiste a voté une loi (111) qui a permis de forcer la CSEM à céder à la CSDM l'école Emily Carr, dans Saint-Michel.

Les problèmes de qualité de l'air et de vétusté ont provoqué à ce jour à la CSDM la fermeture des écoles Saint-Gérard, Baril, Hochelaga, des Nations et Sainte-Lucie.

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