Nouvelles grèves tournantes en vue dans les garderies familiales

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Les éducatrices se réuniront vendredi après-midi pour déterminer de la nature des moyens de pression. Elles pourraient notamment déclencher des grèves tournantes d'ici deux ou trois semaines.

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(QUÉBEC) Une nouvelle ronde de grèves tournantes point à l'horizon dans les garderies en milieu familial. Cette fois, ce sont les 2000 éducatrices affiliées à la CSN qui menacent de débrayer.

La porte-parole des travailleuses, Lucie Longchamp, affirme que les négociations avec Québec achoppent sur la question des hausses de salaire. Ses membres misent sur de nouveaux moyens de pression pour forcer la main de Québec.

« On est rendues aux grèves, a résumé Mme Longchamp. On a fait tout ce qu'on avait à faire. On a fait des activités de visibilité partout. On a démontré avec 900 parents participants que la population nous suivait, que la population comprenait parfaitement notre travail. Il reste maintenant à la ministre de le comprendre. »

Les syndiquées se réuniront en conseil sectoriel vendredi après-midi pour déterminer de la nature des moyens de pression. Elles pourraient déclencher des grèves tournantes d'ici deux ou trois semaines.

Les éducatrices réclament une hausse de salaire qui équivaut à 9% sur deux ans. Québec offre deux hausses de 0,5% par année, selon la CSN.

En revanche, les pourparlers sur les questions dites « normatives », qui couvrent les conditions de travail, avancent rondement, a indiqué Mme Longchamp.

À l'Assemblée nationale, jeudi, la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, avait pourtant affirmé que les pourparlers avançaient.

« Si la tendance se maintient, il n'y aura plus de jours de grève au Québec puisqu'on essaie d'attacher les choses correctement avec les gens avec qui on négocie », a déclaré la ministre.

Vendredi, au bureau de Mme Charbonneau, on a invité les éducatrices à négocier plutôt qu'à déployer des moyens de pression. La porte-parole de la ministre, Hélène Sauvageau, rappelle que le gouvernement se serre la ceinture et que ses moyens financiers sont limités.

« Le gouvernement avait peu de marge de manoeuvre avant les grèves et il aura peu de marge de manoeuvre après également », a résumé Mme Sauvageau.

Les 12 000 éducatrices en milieu familial affiliées à la CSQ ont tenu une série de grèves de 24 heures dans différentes régions du Québec au cours des dernières semaines.

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