Yves Bolduc «exhorté» à trancher le conflit entre deux commissions scolaires

La commission scolaire anglophone Sir-Wilfrid-Laurier refuse catégoriquement de... (PHOTO ALAIN DÉCARIE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La commission scolaire anglophone Sir-Wilfrid-Laurier refuse catégoriquement de céder le terrain, parce qu'elle souhaite y aménager un terrain de soccer et, éventuellement, agrandir l'école Franklin-Hill.

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Après le Parti québécois, c'est au tour de la Coalition avenir Québec d'« exhorter » le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, à intervenir dans le conflit qui oppose deux commissions scolaires de la banlieue nord de Montréal.

« Le rôle du ministre n'en est pas un de médiateur. Il doit prendre les décisions qui viennent avec la fonction », affirme la députée caquiste de la circonscription de Repentigny, Lise Lavallée.

La commission scolaire des Affluents veut construire une école primaire sur le terrain inoccupé de l'école primaire anglophone Franklin-Hill, dans le quartier Valmont-sur-Parcs, à Repentigny, pour accueillir les quelque 600 élèves attendus dans le secteur d'ici trois ans. La Ville de Repentigny, qui ne possède plus de terrain libre dans ce secteur, appuie le projet.

La commission scolaire anglophone Sir-Wilfrid-Laurier refuse catégoriquement de céder le terrain, parce qu'elle souhaite y aménager un terrain de soccer et, éventuellement, agrandir l'école Franklin-Hill. En juin, elle a accordé un contrat de 89 000 $ pour aménager le terrain de soccer. L'entrepreneur attend que la Ville lui délivre un permis avant de commencer les travaux.

À ce jour, Yves Bolduc s'est fait discret dans le dossier. Il a rencontré toutes les parties, les a invitées à trouver une solution, mais il s'est abstenu de prendre position. À la fin du mois de juillet, le Parti québécois lui a demandé une première fois d'intervenir, sans succès.

Le ministre compte-t-il intervenir pour mettre fin à l'impasse actuelle ? Son attachée de presse, Yasmine Abdelfadel, a indiqué hier qu'il attend d'abord les résultats d'une analyse menée sur le terrain par un ingénieur du Ministère pour déterminer si le terrain de l'école anglophone peut accueillir une autre école.

Est-ce important pour lui que l'école soit construite dans le quartier où les besoins se font sentir ?

« L'important, c'est qu'une école soit prête pour septembre 2016, comme prévu », a répondu Mme Abdelfadel, en rappelant qu'on devra trouver la solution d'ici le 1er septembre.

Pétition de parents francophones

L'autre possibilité serait de construire l'école à l'extérieur de Valmont-sur-Parcs ou d'agrandir d'autres écoles de Repentigny, mais ce serait au sud de l'autoroute 40. Les enfants devraient se déplacer en autobus, une option coûteuse pour la commission scolaire et qui ne plairait pas aux parents. « On parle de petits bouts de chou », rappelle la députée Lise Lavallée.

Selon la Ville de Repentigny, le terrain de Franklin-Hill est « assez grand pour accueillir à la fois la nouvelle école francophone et les projets futurs de l'école Franklin-Hill ». Plans à l'appui, la mairesse Chantal Deschamps en a fait la démonstration au ministre Bolduc lors de sa rencontre avec lui la semaine dernière.

Un groupe de parents francophones inquiets pour l'avenir de leurs enfants font circuler une pétition à Repentigny pour demander à Yves Bolduc d'« intervenir dans le processus d'obtention du terrain vacant ». Ils ont reçu cette semaine l'appui de la section Pierre-Le Gardeur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.




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