Directions régionales: «on coupe pour couper»

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Alors que le ministère de l'Éducation tente de rassurer les employés qui seront déplacés à la suite de la suppression des directions régionales, le syndicat qui en représente la majorité parle d'«improvisation».

«On navigue à vue dans le brouillard et on ne sait pas du tout où on s'en va», déplore le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Richard Perron.

Le premier ministre Philippe Couillard a répété hier son intention de supprimer les 11 directions régionales du ministère de l'Éducation. Cette mesure, qui permettrait d'économiser 15 millions par année, provoquera le déplacement de 116 employés ailleurs dans la fonction publique ou dans les commissions scolaires.

Les directions régionales ont pour mandat de veiller à l'application des programmes du gouvernement auprès des commissions scolaires, comme le programme de lutte contre l'intimidation et la violence à l'école, par exemple.

«On nous dit que le personnel sera relocalisé, mais on ne sait pas où. On nous dit qu'on va continuer à remplir les mêmes missions à partir d'ailleurs, mais on ne sait pas d'où», martèle Richard Perron, dont le syndicat représente 72 des employés concernés.

M. Perron craint que les tâches accomplies actuellement dans les directions régionales ne soient faites dorénavant à Québec, au détriment des régions. «On dit qu'on fait ça pour des raisons d'efficacité: ce qu'on voit, c'est qu'on coupe pour couper, martèle-t-il. On essaie de démontrer qu'on agit.»

Mardi, la sous-ministre Marie-Claude Champoux a envoyé une note au personnel des directions régionales pour l'assurer du «souci» du Ministère «de mettre en place toutes les conditions nécessaires à une transition adéquate».

«Même si on écrit des petites lettres comme ça, c'est toujours un peu inquiétant», indique Denise Boileau, vice-présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui représente aussi des employés des directions régionales. «En région, replacer un employé n'est pas toujours évident.»

Commissions scolaires

Par ailleurs, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a indiqué hier qu'il ne pouvait pas encore chiffrer la «réorganisation» à venir dans les commissions scolaires. «Il y a beaucoup de travail qu'il nous reste à faire encore, a-t-il dit. On ne peut pas dire encore à quelle ampleur il va y avoir, non pas des coupures, mais vraiment une réorganisation.»




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