Persévérance scolaire: les Québécois craignent que leurs enfants décrochent

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Les difficultés vécues entre zéro et cinq ans sont à l'origine de problèmes de décrochage, selon 48% des personnes sondées.

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Près de la moitié des Québécois craignent que leur enfant ne termine jamais son diplôme d'études secondaires, révèle ce mardi un sondage Léger publié pour la Fondation Lucie et André Chagnon.

Les résultats ont été présentés en conférence de presse pour lancer la 3e édition des Grandes rencontres sur la persévérance scolaire (GRPS), qui réunira au début novembre près de 1500 participants du secteur de l'éducation, à Montréal.

La persévérance scolaire est un sujet qui intéresse les Québécois - 82% des répondants s'en disent préoccupés. Mais ceux-ci sous-estiment le taux de diplomation de la province. Les répondants au sondage Léger croit que 63% des jeunes de moins de 20 ans obtiennent un diplôme d'études secondaires, alors que c'est plutôt 74%.

L'objectif national est d'atteindre un taux de diplomation de 80% d'ici les deux prochaines décennies chez les jeunes de moins de 20 ans. 

Priorité petite enfance 

Les GRPS, qui se tiendront du 4 au 6 novembre au Palais des congrès de Montréal, auront pour thème le rôle de la petite enfance dans le cheminement scolaire. 

La moitié des répondants du sondage Léger croit que le décrochage s'explique par ce que vivent les enfants entre 0 et 5 ans. 

Toutefois, un pourcentage similaire de répondants ont indiqué qu'il faut d'abord investir au secondaire pour améliorer la persévérance scolaire. 

Selon Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier Québec et co-président des GRPS, il est nécessaire d'améliorer le dépistage des jeunes qui souffrent d'un problème d'apprentissage dès leurs premières années de scolarité. 

«Il faut diagnostiquer très tôt les jeunes qui sont en difficulté d'apprentissage. Il y a beaucoup d'enfants qui souffrent de maladies qui nuisent à leur développement scolaire, mais qui n'ont pas les ressources dans leur milieu pour être prises en charge. Pour continuer l'amélioration de la persévérance scolaire, il faudra consacrer des ressources à ce problème», a-t-il indiqué. 

***

Vous retrouverez demain dans La Presse et La Presse + une analyse des résultats du sondage, ainsi qu'une perspective de solutions qui ont prouvé leur force.




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