Le droit de grève étudiant n'est pas une priorité, dit Duchesne

Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, de la... (Photo Olivier PontBriand, archives La Presse)

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Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.

Photo Olivier PontBriand, archives La Presse

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Les implications du jugement qui oblige une association étudiante à compenser financièrement un membre pour la grève du printemps 2012 seront sérieusement étudiées par le ministère de l'Enseignement supérieur, a promis hier le ministre Pierre Duchesne.

Mais les militants étudiants ne devraient pas se faire d'illusions: la reconnaissance d'un droit de grève à l'université et au cégep n'est pas dans les cartons du gouvernement.

Alors que M. Duchesne avait indiqué, il y a quelques mois, que l'idée était à l'étude, il s'est montré beaucoup plus réservé hier, au cours d'une entrevue téléphonique. «Pour moi, ce n'est pas le chemin à prendre, a-t-il assuré. Les priorités sont ailleurs.»

Le sujet est revenu dans l'actualité après qu'un juge de la Cour des petites créances eut donné raison à un étudiant du département d'histoire de l'Université Laval qui exigeait plusieurs centaines de dollars de son association étudiante. Marc-Antoine Dumas voulait se faire rembourser les droits de scolarité qu'il a dû dépenser sans pouvoir assister à ses cours, bloqués par des militants.

«C'est un litige entre deux parties. Il y a une décision du juge», s'est borné à déclarer le ministre de l'Enseignement supérieur, refusant d'approuver ou de critiquer le jugement. Son équipe va «voir s'il y aura des conséquences et si oui, lesquelles».

Paix sociale

Pierre Duchesne a assuré qu'il était à l'écoute de la Fédération des cégeps, qui demande au gouvernement d'accorder le droit de grève aux étudiants afin de clarifier les règles à appliquer en cas de débrayage.

«Je comprends très bien que ces gens-là, la dernière chose qu'ils souhaitent, c'est de retomber dans une crise», a-t-il affirmé. Le ministre a indiqué qu'il était conscient que les événements du printemps 2012 avaient imposé un fardeau extrêmement lourd aux administrations collégiales et universitaires.

Mais la reconnaissance législative du droit de grève n'est pas la solution, a-t-il ajouté. «L'important, c'est de ne plus tomber dans les conflits, a-t-il dit. La population, ce qu'elle veut en ce moment, c'est qu'on maintienne la paix sociale.»

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