Frais de scolarité: la ministre de l'Éducation reste de marbre

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, garde le... (Photo: Jacques Boissinot, Archives PC)

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La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, garde le cap sur la hausse des droits de scolarité.

Photo: Jacques Boissinot, Archives PC

Tommy Chouinard
La Presse

(Québec) La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, garde le cap sur la hausse des droits de scolarité et minimise l'ampleur du mouvement de grève. «À peine un peu plus de 2%» des 475 000 étudiants et cégépiens désertent les salles de cours, a-t-elle affirmé hier.

Elle a «invité les étudiants à réfléchir» avant de voter pour la grève. «La plus grande perturbation sera dans leur vie. À la fin, il va falloir reprendre les jours de cours autrement: le soir, le week-end ou l'été», a-t-elle souligné à la sortie d'une réunion du caucus libéral.

Elle s'est réjouie que des élèves de certains cégeps, à Sherbrooke notamment, se soient opposés majoritairement à la grève. Selon elle, le gouvernement a déjà gagné la bataille de «l'opinion publique». «Il y a une adhésion» à la décision du gouvernement, a-t-elle dit.

Line Beauchamp écarte tout nouveau changement au programme de prêts et bourses pour calmer la grogne. «Le programme est déjà bonifié, il y aura 118 millions de plus, a-t-elle souligné. Si un étudiant actuellement a besoin d'une bourse pour avoir accès à l'université, nous lui garantissons que toute la hausse des droits de scolarité va lui être accordée en bourse.»

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, reste tout aussi intraitable. «Le contribuable québécois paie une fortune pour les universités. Ça lui coûte beaucoup d'argent. C'est un bon investissement. Mais les étudiants doivent faire leur juste part», a-t-il plaidé. Il a souligné qu'un diplômé universitaire gagnera dans sa carrière au-delà de 200 000$ de plus qu'un travailleur qui a un diplôme d'études secondaires. «Peut-être que s'il paie 15% ou 16% de son éducation, c'est une simple question de justice sociale», a-t-il noté.

De son côté, le Parti québécois prend fait et cause pour les fédérations étudiantes. La porte-parole en matière d'enseignement supérieur, Marie Malavoy, a reproché à la ministre d'être «butée» et de «créer les conditions d'une escalade des moyens de pression». Son collègue de Terrebonne, Mathieu Traversy, a renchéri: «Au lieu de continuer à saigner à blanc la relève et la jeunesse québécoises, qu'attend le premier ministre pour augmenter plutôt les redevances sur les richesses naturelles?» Selon le Parti québécois, la décision du gouvernement nuira à l'accessibilité aux études supérieures.

La Coalition avenir Québec appuie la hausse des droits de scolarité annoncée par les libéraux. «Mais on trouve que le gouvernement Charest ne bonifie pas suffisamment le programme de prêts et bourses pour protéger l'accessibilité. Et on pense aussi qu'il faut regarder la possibilité d'avoir un remboursement proportionnel au revenu», a affirmé son chef, François Legault.

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