Les maths s'apprennent dès l'âge de 1 an

Les enfants commencent à apprendre les mathématiques dès... (Photo: Alain Roberge, Archives La Presse)

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Les enfants commencent à apprendre les mathématiques dès l'âge de 1 ou 2 ans, selon des études présentées au congrès de la Société de recherche sur le développement de l'enfant.

Photo: Alain Roberge, Archives La Presse

Les enfants commencent à apprendre les mathématiques dès l'âge de 1 ou 2 ans, selon des études présentées au congrès de la Société de recherche sur le développement de l'enfant. Et les enfants qui sont les plus avancés à la maternelle le restent généralement pour le reste de leur scolarité.

«Il y a une énorme différence entre l'exposition des enfants aux mathématiques à l'âge préscolaire, explique Susan Cohen Levine, psychologue à l'Université de Chicago.Certains enfants sont 50 fois plus exposés à des mots mathématiques que d'autres. Ceux qui sont le plus exposés sont généralement les meilleurs en maternelle et leur avance se perpétue.»

La psychologue américaine, qui a étudié l'exposition à un langage mathématique entre 14 mois et 4 ans, a divisé son échantillon en 20 sections égales, selon la fréquence de l'exposition. Les 5% les plus exposés entendaient 1800 mots par semaine et les moins exposés, moins de 30 mots par semaine. Le test fait en maternelle consistait à associer un certain nombre d'objets avec un chiffre, par exemple cinq cercles avec le chiffre 5.

«Ce qui est le plus efficace, c'est quand le parent dit qu'il y a trois bougies et les compte en les montrant du doigt, un, deux, trois, dit Mme Levine. Ça permet d'apprendre le lien entre la mise en ordre des mots que sont les chiffres et le but de la numérotation, qui est de compter. Ce lien est généralement acquis vers l'âge de 4 ans. Il est aussi important d'exposer l'enfant aux chiffres élevés, par exemple entre 4 et 10. Pour la plupart des gens, compter moins de trois ou quatre objets se fait en un coup d'oeil. Mais au-delà, il faut compter les objets un à un. C'est une capacité différente.»

La psychologue de Chicago veut maintenant se pencher sur l'influence des discussions entre adultes -par exemple, si deux parents banquiers parlent de chiffres entre eux- et sur la possibilité que la garderie compense la pauvreté en chiffres dans certaines maisons. Elle veut aussi comprendre pourquoi les garçons sont meilleurs aux casse-têtes que les filles, dans le cadre du débat sur les aptitudes mathématiques des deux sexes.

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