Plaidoyer pour garder les brevets d'enseignement

Dans un avis rendu public hier, le Conseil... (Photothèque La Voix de l'Est)

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Dans un avis rendu public hier, le Conseil demande à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, d'abandonner son projet de règlement sur les autorisations d'enseigner.

Photothèque La Voix de l'Est

Le Conseil supérieur de l'éducation estime que le gouvernement Charest fait fausse route en voulant assouplir les règles d'obtention de brevets d'enseignement au Québec.

Dans un avis rendu public hier, le Conseil demande à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, d'abandonner son projet de règlement sur les autorisations d'enseigner. En février dernier, la ministre a déposé ce projet qui prévoit assouplir le processus de reconnaissance professionnelle du personnel enseignant. L'objectif est de se plier aux exigences de l'Accord canadien de mobilité de la main-d'oeuvre, qui est appliqué depuis avril 2009.

 

Période probatoire d'un an

Les enseignants provenant d'autres provinces doivent actuellement réaliser une période probatoire d'un an au Québec avant d'obtenir leur brevet d'enseignement. Le gouvernement veut abolir cette obligation.

Mais la présidente du Conseil supérieur de l'éducation, Nicole Boutin, croit que le Québec doit continuer d'imposer cette période probatoire, pendant laquelle les enseignants suivent un stage et quelques cours, afin d'assurer la qualité de l'enseignement dans la province.

«Ce n'est pas parce qu'on manque d'enseignants ici qu'il faut accepter que des gens viennent enseigner sans se soumettre aux exigences québécoises», dit-elle.

Des règles aussi en Ontario

Mme Boutin affirme qu'il est faux de prétendre que les exigences actuelles «nuisent à la mobilité de la main-d'oeuvre».

«Actuellement, si un enseignant du Québec veut aller en Ontario, il doit vivre une période probatoire afin de se plier aux exigences de l'Ordre des enseignants de l'Ontario. Notre période probatoire a le même objectif», note Mme Boutin.

Le ministère de l'Éducation n'est pas obligé de suivre l'avis du Conseil. «Mais s'il ne le fait pas, il a l'obligation de nous dire pourquoi», dit Mme Boutin.

Au cabinet de Mme Courchesne, on assure prendre bonne note de l'avis du Conseil, «tout comme de l'avis de tous les autres intervenants qui se sont prononcés sur le sujet durant les 45 jours de consultation».

 

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