Laval: Alexandre Duplessis a l'appui du comité exécutif

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Lundi, moins de 48 heures avant la possible nomination d'un nouveau maire, l'ex-parti de Gilles Vaillancourt (notre photo), le PRO des Lavallois, s'est sabordé.

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Le monde municipal en crise

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Le monde municipal en crise

Des allégations de pratiques douteuses et de corruption placent le monde municipal québécois dans la tourmente. »

Le conseiller Alexandre Duplessis, fort de l'appui du comité exécutif, part favori pour succéder à Gilles Vaillancourt à la mairie de Laval, a appris La Presse. Selon plusieurs sources, il détient la majorité des appuis au conseil municipal et pourrait être nommé maire dès mardi.

«Je suis confiant que Laval aura un maire demain, a dit lundi soir Benoit Fradet, du comité exécutif. Alexandre est notre candidat et il a beaucoup d'appuis.»

Pour occuper le siège aussi rapidement, le quadragénaire, directeur du développement pour l'entreprise EBI-Energie, membre du comité exécutif et conseiller depuis 2005, devra être le seul à briguer le poste.

Le nom d'un autre conseiller municipal, Jacques St-Jean, responsable du district de Saint-François, circule toutefois comme deuxième candidat. Il aurait derrière lui au moins cinq élus. Lundi soir, il était toujours en réflexion. «Je n'ai encore rien décidé. La nuit porte conseil», a-t-il dit. M. St-Jean n'a pas souhaité évaluer ses chances de l'emporter contre celui que certains surnomment le dauphin de Gilles Vaillancourt.

Ses partisans restent tout de même positifs. «Comme ce sera un vote secret, on ne sait pas ce qui peut arriver», soutient la conseillère Michèle des Trois Maisons. «Mais c'est vrai que même s'il ne fait pas l'unanimité, il y a de bonnes chances que M. Duplessis gagne. Le comité exécutif pousse très fort.»

Ouverte à 17h après une réunion extraordinaire du conseil municipal qui n'a duré que 10 minutes, la période de mise en candidatures à la mairie de Laval se termine mardi à 12h30. Le nom des candidats sera connu dans les heures qui suivront.

Le parti se saborde

Lundi, moins de 48 heures avant la possible nomination d'un nouveau maire, l'ex-parti de Gilles Vaillancourt, le PRO des Lavallois, s'est sabordé. Les 20 conseillers ont décidé à l'unanimité de dissoudre le parti et de siéger à titre d'indépendants au conseil municipal. Le parti, qui détenait tous les sièges à Laval, en a fait l'annonce dans un communiqué, en soirée. La décision est directement liée à la démission de Gilles Vaillancourt dans la controverse. «Personne n'aurait pu se représenter sous cette bannière», estime Benoit Fradet.

Selon nos informations, la mise à mort du parti vieux de plus de 20 ans se tramait depuis le départ de M. Vaillancourt, le 9 novembre. «Il y avait beaucoup de déception parmi nos membres, même si on n'était pas tous dans la tourmente», admet Pierre Cléroux, conseiller de Sainte-Dorothé depuis 1993, joint chez lui après l'annonce. «On savait qu'il fallait prendre une décision et on l'a prise à l'unanimité. On en est bien contents.»

Les demandes de l'opposition

Quelques heures à peine avant la diffusion du communiqué de presse, le parti de l'opposition du Mouvement lavallois a appelé les élus municipaux à quitter le giron du Pro des Lavallois pour se dissocier des allégations de corruption qui pèsent sur son ancien leader et ainsi redonner confiance à la population. «Ce serait une bonne façon de rassurer les gens et de gagner en crédibilité», a confié le porte-parole Marc Demers, en marge du conseil municipal.

Il espère que le choix du conseil se portera sur un élu «irréprochable», «au-dessus de tout soupçon» et loin de toute apparence de conflit d'intérêts.

«Si on veut rassurer la population, le prochain maire ne devrait pas avoir fait partie de près ou de loin des décisions qui ont mené à des perquisitions», estime Marc Demers. Il invite même les élus à exclure les membres du comité exécutif, puisque «toutes leurs décisions ont été prises à l'unanimité».

Alexandre Duplessis, responsable des dossiers jeunesse, immigration et communautés culturelles ainsi que des sports pour le comité exécutif, risque de ne pas répondre aux critères de l'opposition.

Déjà fort mouvementée, la journée de lundi a aussi marqué la première visite des vérificateurs spéciaux mandatés par Québec pour surveiller l'administration de la ville. Le but de cette visite était de créer un premier contact dans un milieu qui leur est déjà hostile.

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