Gabriel Nadeau-Dubois interrogé par la SQ

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Gabriel Nadeau-Dubois a été interrogé longuement par les enquêteurs de la Division des enquêtes sur la menace extrémiste de la SQ en avril dernier.

Photo: PC

Vincent Larouche
La Presse

Le co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a été interrogé longuement par les enquêteurs de la Division des enquêtes sur la menace extrémiste (DEME) de la Surêté du Québec (SQ) en avril dernier, a révélé Radio-Canada.

 

 

 

 

 

 

 

 

La CLASSE a confirmé l'affaire hier. M. Nadeau-Dubois avait d'abord été convoqué par la police provinciale le 27 avril parce qu'il avait fait l'objet de menaces de mort.

Selon le jeune homme, les 15 premières minutes de la rencontre ont porté sur ces menaces, qui étaient réelles. Mais la discussion a ensuite pris un autre tour lorsque l'enquêteuse s'est mise à lui poser une foule de questions sans rapport avec le sujet de sa convocation. La conversation a duré environ 60 minutes.

En entrevue avec La Presse Canadienne, Gabriel Nadeau-Dubois a indiqué que son interlocutrice lui avait dit d'emblée que cette rencontre avait été décidée en haut lieu et que l'implication de la Division dans le conflit opposant les étudiants au gouvernement découlait d'une demande du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.

L'enquêteuse, qui s'est présentée comme la coordonnatrice de la Division, n'a toutefois pas précisé si M. Dutil avait expressément demandé à ce que la SQ rencontre le co-porte-parole de la CLASSE.

Un porte-parole de la SQ, Claude Denis, a refusé hier de confirmer la tenue d'une enquête sur M. Nadeau-Dubois, soulignant que le corps policier ne divulguait jamais ce genre de renseignement.

Mais selon nos sources, la direction de la SQ entend faire valoir aux personnes concernées que le ministre n'a rien eu à voir dans cette affaire et que l'enquête a bel et bien été initiée à la suite des menaces dont a fait l'objet le jeune porte-parole étudiant.

Des policiers se seraient d'ailleurs montrés surpris hier qu'on reproche à leurs collègues d'enquêter sur les menaces ciblant un porte-étendard du mouvement étudiant.

Dans le cadre d'une autre enquête, la DEME de la SQ avait arrêté en avril un internaute qui aurait menacé le premier ministre Jean Charest sur l'internet.

-Avec La Presse Canadienne

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