Québec discute pour «préciser» l'entente de principe

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Line Beauchamp... (Photo Mathieu Bélanger, Reuters)

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Line Beauchamp

Photo Mathieu Bélanger, Reuters

 

Tommy Chouinard et Gabrielle Duchaine
La Presse

(Québec) La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, et les représentants des quatre associations étudiantes (FEUQ, FECQ, CLASSE et TACEQ) ont discuté de possibles modifications à l'entente de principe que les grévistes ont tour à tour rejetée la semaine dernière.

Les leaders des associations étudiantes, réunis dans les bureaux de la FEUQ, ont exposé à la ministre les motifs du rejet de l'offre et proposé des pistes de solution au cours d'une conférence téléphonique qui a duré une heure et demie. Ils attendent maintenant un retour de Québec.

«Nous avons demandé des clarifications et proposé de nouvelles choses», explique la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins. Sans donner de détails sur la conversation, elle affirme qu'elle et ses collègues ont tenté de sensibiliser la ministre à l'importance d'inclure les droits de scolarité dans l'entente. «C'est revenu dans toutes les assemblées générales», dit-elle.

La ministre ne leur a pas donné d'échéancier pour sa réponse. «Elle ira sûrement valider tout ça avec le cabinet du premier ministre, dit la présidente. Nous attendons patiemment, mais le temps presse. Au 92e jour de grève, il faut agir rapidement.»

Lundi matin, le cabinet de Mme Beauchamp a expliqué que l'appel viserait à «préciser» l'entente de principe qu'ont rejetée les quatre associations. La ministre n'avait pas prévu faire de commentaires sur la discussion.

Jusqu'ici, elle n'a évoqué qu'une seule précision éventuelle: permettre que l'enjeu des droits de scolarité soit abordé au futur conseil provisoire des universités.

Elle a maintenu la semaine dernière qu'il n'était pas question de «renégocier» l'entente intervenue après 23 heures de discussion. Ainsi, elle refusait de faire en sorte que les économies éventuelles dans la gestion des universités puissent aussi faire diminuer les droits de scolarité, et non seulement les frais afférents. Elle écartait également l'idée de revoir la composition du conseil provisoire, autre élément qui fait l'objet de critiques de la part des associations étudiantes.

La Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a été invitée dimanche soir à prendre part à une éventuelle conférence téléphonique. Jusque-là, elle avait été écartée des discussions qui ont eu cours la semaine dernière entre la ministre et les fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ et FEUQ). La Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ) a également été conviée aux pourparlers.

Un nouveau mouvement, les «carrés blancs», réclame un moratoire sur la hausse des droits de scolarité. Le 26 avril, Line Beauchamp a rejeté fermement cette proposition. «Le moratoire n'est pas une option», a-t-elle dit. Reporter la hausse d'une année équivaudrait selon elle à «faire gagner ceux qui utilisent la violence». Plus récemment, dans son discours de clôture du conseil général de son parti à Victoriaville, le premier ministre Jean Charest s'est moqué de la chef péquiste Pauline Marois justement parce qu'elle réclame souvent des moratoires.

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