«Force étudiante critique», un groupe en marge de la grève

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Les membres de Force étudiante critique posent des jugements sévères sur la CLASSE parce que celle-ci n'est pas, à leur avis, assez radicale. Sur la photo, l'un des porte-paroles de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Force étudiante critique, collectif auquel appartient au moins une des personnes qui se sont livrées hier à la police, est un groupe en marge du mouvement étudiant.

Il a été créé en 2010 par des militants radicaux de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), association étudiante nationale qui a créé la CLASSE.

Vanessa L'Écuyer, étudiante de l'Université du Québec à Montréal, a notamment participé à la rédaction d'un bulletin d'information du groupe, publié en février dernier. La Presse a révélé hier qu'elle faisait partie des personnes recherchées par la police à la suite de la paralysie du métro, jeudi.

Jugements sévères

Les membres de Force étudiante critique posent des jugements sévères sur la CLASSE parce que celle-ci n'est pas, à leur avis, assez radicale. Ils lui reprochent aussi sa proximité avec les autres associations étudiantes nationales.

«Avec la signature [de l'offre de la ministre], la CLASSE entre de plain-pied dans la logique néolibérale qu'elle prétend pourtant dénoncer», pouvait-on lire sur le site internet du collectif, mardi dernier.

L'entente de principe «place désormais la CLASSE au même niveau que les fédérations étudiantes et les syndicats corporatistes», continue le groupe. «C'est dans ce jeu de pillage du savoir public par le privé que la FECQ-FEUQ et la CLASSE se sont embarquées en cherchant à tout prix à être reconnues comme des interlocutrices crédibles et raisonnables auprès du gouvernement.»

Dans les nombreux textes qu'ils ont publiés, les membres de Force étudiante critique s'en prennent encore plus férocement aux deux fédérations étudiantes, aux médias et au gouvernement libéral.

Contrairement aux deux fédérations étudiantes ou à la CLASSE, Force étudiante critique n'est pas une association étudiante au sens de la loi. Les associations de cégépiens et d'étudiants universitaires ne peuvent donc pas s'y affilier et elle n'a pas le pouvoir d'imposer une cotisation à ses membres.

L'Association générale étudiante du cégep du Vieux Montréal a toutefois versé au moins 800$ au groupe en 2011, en plus de lui offrir d'utiliser ses installations pour faire des milliers de photocopies.

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