Beauchamp veut bien préciser l'entente, mais non la renégocier

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

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Tommy Chouinard
La Presse

(Québec) La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, est prête à apporter une «précision» à l'entente de principe conclue samedi pour que la question des droits de scolarité puisse être «abordée» au conseil provisoire des universités. Mais elle écarte les principales demandes de modification des associations étudiantes.

Line Beauchamp n'entend pas tenir une nouvelle rencontre pour dénouer le conflit. «Honnêtement, le temps compte. On est plus en mode contact téléphonique» avec les associations étudiantes, a affirmé la ministre à l'entrée d'une réunion des députés libéraux mercredi.

Elle se dit «très ouverte à apporter des précisions» à l'entente de principe qui, depuis lundi, est massivement rejetée par les étudiants en grève. Elle veut «mener des discussions» sur le sujet. «Je cherche vraiment ce qui peut être utile dans le débat. Et je veux qu'on se réentende sur le fait qu'il faut qu'on soit en mode sortie de crise. Ça, ça signifie qu'on ne peut pas régler tous les enjeux. On ne peut pas revenir sur des débats concernant la gratuité scolaire ou le gel des droits de scolarité», a-t-elle expliqué.

Elle n'a évoqué qu'une seule éventuelle «précision». «Est-ce que la question des droits de scolarité est un enjeu à aborder autour d'une table qui s'appelle le conseil des universités? La réponse est oui. On a toujours dit qu'on veut créer un espace de discussion», a-t-elle dit.

Elle a toutefois prévenu qu' «on ne se mettra pas à tout renégocier». Ainsi, elle refuse de modifier l'entente pour faire en sorte que les économies éventuelles dans la gestion des universités puissent également faire diminuer les droits de scolarité, et non seulement les frais afférents. «Le principe était clair autour de la table que les économies potentielles [...] sont applicables aux frais institutionnels obligatoires», a-t-elle dit.

Quant à la composition du conseil provisoire, qui fait l'objet de critiques de la part des étudiants, «ça a été discuté pendant les 22 heures de négociation. On ne veut pas refaire une négociation», a plaidé la ministre.

Selon l'entente de principe, le conseil provisoire sera composé de :

> Six recteurs ou leurs représentants désignés par la CREPUQ;

> Quatre représentants étudiants, désignés par la FEUQ, la FECQ, l'ASSE et la TACEQ;

> Quatre représentants du milieu syndical, désignés par la CSN, la CSQ, la FTQ et la FQPPU;

> Deux représentants des milieux d'affaires, désignés par la ministre;

> Un représentant des cégeps, désigné par la Fédération des cégeps;

> Un représentant du ministère de l'Éducation, désigné par la ministre;

> Un président, désigné par la ministre.

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