Pluie d'injonctions grâce à l'aide juridique

L'utilisation de l'aide juridique dans ce dossier indispose... (Photo: UQAR)

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L'utilisation de l'aide juridique dans ce dossier indispose fortement l'association étudiante de l'UQAR.

Photo: UQAR

Un avocat de l'aide juridique a multiplié les recours financés par le Trésor public afin d'obliger une université à reprendre les cours, a appris La Presse.

Me Pierre Bousquet a lancé quatre recours contre l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) ou l'association étudiante dans les dernières semaines. Trois d'entre elles étaient des demandes d'injonction.

Comme les injonctions ne font pas partie des services habituellement couverts par l'aide juridique, Me Bousquet a utilisé son pouvoir discrétionnaire pour accepter de se charger des dossiers. Il a estimé que les libertés fondamentales des plaignants, leur sécurité physique ou psychologique, leurs besoins essentiels ou encore leurs moyens de subsistance étaient en jeu.

L'avocat jure qu'il n'a pas subi de pression pour intenter ces recours. «C'est moi qui me prononce. On est indépendants, on n'a aucun lien avec aucun ministère», a-t-il affirmé à La Presse.

L'utilisation de l'aide juridique dans ce dossier indispose fortement l'association étudiante de l'UQAR.

«Je trouve ça un peu curieux que l'État soutienne des mesures judiciaires pour faire cesser un conflit étudiant. Ce sont des étudiants qui ont accès aux assemblées générales, qui peuvent venir voter», a fait valoir Thomas Briand-Gionest, président de l'association.

«On ensevelit l'association sous une pluie de poursuites judiciaires.»

M. Briand-Gionest affirme avoir englouti des milliers de dollars dans ces poursuites.




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