Le rapport de la CEIC bien reçu par la FTQ

La juge France Charbonneau a dévoilé son rapport... (Photo Paul Chiasson, La Presse Canadienne)

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La juge France Charbonneau a dévoilé son rapport très attendu de 1700 pages mardi.

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Commission Charbonneau

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

La FTQ pousse un soupir de soulagement après avoir lu le rapport final de la Commission Charbonneau.

«Oui, on pousse un gros «ouf» parce qu'on avait une crainte que la commission fasse des recommandations sur ce qu'on avait déjà corrigé de toute façon. Mais je pense que la commission a bien compris les correctifs qu'on avait apportés, tant chez nous qu'au Fonds de solidarité depuis déjà quelques années», a commenté au cours d'une entrevue, mardi, le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Il a rappelé que le Fonds de solidarité de la FTQ avait procédé à une refonte de ses règles de gouvernance et d'éthique, une première fois en 2009 et une seconde en 2014. Et la FTQ a adopté un code d'éthique en 2011.

Il admet toutefois que le Fonds l'a échappé belle. «Oui, on l'a échappé belle et je vous dirais que c'est le défi de l'ensemble des institutions financières au Québec. On est tous devant le même défi. On a mis un pare-feu en place. Est-ce qu'il est garanti à 100 pour cent? Je vous dirais non, mais on est dans un processus d'amélioration continue pour que ce pare-feu soit le plus hermétique possible au crime organisé, qui tente par tous les moyens d'avoir accès à l'économie légale», a commenté M. Boyer.

Au Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, le président Richard Perron s'est réjoui du fait que deux de ses grandes recommandations aient été retenues, à savoir le fait de maintenir une expertise au sein des ministères, comme celui des Transports, et le fait de protéger les lanceurs d'alerte par une loi.

«C'est important d'avoir les effectifs nécessaires pour gérer ne serait-ce que les contrats qu'on va donner à l'externe», a commenté M. Perron, qui représente justement les experts dans les ministères.

Entrepreneurs et ingénieurs

À l'Association de la construction du Québec, la présidente Manon Bertrand s'est dite satisfaite que la commission n'ait pas mis tous les entrepreneurs dans le même bateau. «On est soulagé. C'est drôle à dire, parce qu'on le savait que c'était une minorité qui était corrompue», a-t-elle noté au cours d'une entrevue.

Elle fait valoir que son association n'a pas attendu les recommandations de la commission. Elle a élaboré un programme d'intégrité pour ses membres entrepreneurs, qui pourront même être certifiés par une entité indépendante.

Mme Bertrand admet toutefois que tout n'est pas terminé. «Il reste encore du travail à faire, un changement de culture à faire», a-t-elle dit.

Du côté de l'Ordre des ingénieurs du Québec, on affirme avoir déjà accordé des ressources additionnelles «pour que les ingénieurs ayant posé des gestes répréhensibles reçoivent les sanctions en conséquence», affirme-t-on dans un communiqué. L'ordre n'a pas souhaité donné d'entrevue.

L'ordre souligne qu'il a déjà mis sur pied un groupe de travail pour assurer «le meilleur suivi possible» aux recommandations de la commission d'enquête.

Autres

Le juge à la retraite François Rolland, qui gère aujourd'hui le Programme de remboursement volontaire - destiné aux entreprises dont des dirigeants ont eu des comportements répréhensibles et qui sont prêtes à rembourser les contribuables - trouve «intéressante» l'idée pivot du rapport d'instituer une Autorité des marchés publics pour gérer le système.

«C'est la principale recommandation. Et ça va permettre d'uniformiser, de s'assurer qu'on respecte les règles du jeu et qu'elles seront les mêmes pour tout le monde», a-t-il souligné.

«Il y a des leçons à tirer» du rapport et de toute la période qu'il a examinée, croit M. Rolland, avant de «pouvoir tourner la page sur cette période sombre» de notre histoire.

De son côté, le Directeur général des élections du Québec, Pierre Reid, affirme que la «vigilance fait partie de notre quotidien» et il fait appel aux citoyens afin qu'ils lui signalent toute irrégularité en matière de financement des partis politiques.

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